Topic Actualités, Faits divers & débats interminables |
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Topic Actualités, Faits divers & débats interminables |
23/01/2026 10:26
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#63441
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![]() expat' crew ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Adhérents CulturePSG Messages : 12,165 Inscrit : 07/02/2009 Lieu : 78 Membre no 770 Tribune : Non précisée |
des peines plus courtes mais dans des conditions de réelles prisons : sans tv, ordi, téléphone, réchaud, etc bien sûr que ça marcherait y'a quasi pas de différence aujourd'hui entre prison et foyer pour jeune travailleur et si on veut aller plus loin, on remet le bagne pour certain, voir peine de mort mais c'est un autre sujet J'en connais que ce qu'on voit à travers quelques reportages, mais avant de vouloir les priver de tout, faudrait peut-être leur donner des conditions de vie acceptables. La surpopulation et la vétusté donne des conditions tellement inacceptables et dégradantes que si tu lâches pas sur le reste ça ne peut qu'exploser. |
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23/01/2026 10:34
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#63442
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![]() Membre accro ![]() ![]() ![]() Groupe : Members Messages : 6,746 Inscrit : 11/01/2009 Membre no 359 Tribune : Non précisée |
J'en connais que ce qu'on voit à travers quelques reportages, mais avant de vouloir les priver de tout, faudrait peut-être leur donner des conditions de vie acceptables. La surpopulation et la vétusté donne des conditions tellement inacceptables et dégradantes que si tu lâches pas sur le reste ça ne peut qu'exploser. oui ben le modèle cité précédemment est très bien des peines plus courtes, mais immédiates, et avec ce que je dis : moins de confort (réchaud, visites), moins de divertissement. 1 mois sans confort ça vaut 1 an d'aujourd'hui donc oui ça viderait les prisons et tu aurais tes "conditions de vie acceptables" car moins de surpopulation carcérale. |
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23/01/2026 11:06
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#63443
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Dieu tout-puissant ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Members Messages : 31,708 Inscrit : 12/01/2009 Membre no 502 Tribune : Non précisée |
Trop de cassos et trop de bienveillance. C'est foutu.
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23/01/2026 11:09
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#63444
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![]() Dieu tout-puissant ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Members Messages : 79,261 Inscrit : 29/12/2008 Lieu : Paris Membre no 24 Tribune : Viré du stade |
oui ben le modèle cité précédemment est très bien des peines plus courtes, mais immédiates, et avec ce que je dis : moins de confort (réchaud, visites), moins de divertissement. 1 mois sans confort ça vaut 1 an d'aujourd'hui donc oui ça viderait les prisons et tu aurais tes "conditions de vie acceptables" car moins de surpopulation carcérale. Le mitard en gros -------------------- Le camp du bien.
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23/01/2026 11:14
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#63445
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![]() Le roi du poulet ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Equipe du site Messages : 15,388 Inscrit : 10/12/2008 Membre no 12 Tribune : Canapé |
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23/01/2026 12:13
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#63446
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![]() Le roires de la testarete ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Adhérents CulturePSG Messages : 17,435 Inscrit : 13/01/2009 Lieu : Paris Membre no 543 Tribune : Canapé |
des peines plus courtes mais dans des conditions de réelles prisons : sans tv, ordi, téléphone, réchaud, etc bien sûr que ça marcherait y'a quasi pas de différence aujourd'hui entre prison et foyer pour jeune travailleur et si on veut aller plus loin, on remet le bagne pour certain, voir peine de mort mais c'est un autre sujet L'idée c'est pas de faire pire en terme de détention c'est de supprimer le sursis. Quoi qu'il se passe tu vas en prison. Tu n'a pas d'échapatoires. |
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23/01/2026 12:29
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#63447
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![]() ✪ Nestor Crew ✪ ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Adhérents CulturePSG Messages : 46,008 Inscrit : 21/07/2010 Membre no 1,814 Tribune : Viré du stade |
L'idée c'est pas de faire pire en terme de détention c'est de supprimer le sursis. Quoi qu'il se passe tu vas en prison. Tu n'a pas d'échapatoires. Pas forcément supprimer, ça peut être complémentaire. Tu fais 2 semaines réellement de prison assorties de 4 mois de sursis. Et le sursis tombe facilement en cas de récidive. (Chiffres au hasard) Et ce que dit l'article c'est qu'il faut des délais courts pour pas que la peine tombe 3 ans plus tard. |
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23/01/2026 12:40
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#63448
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![]() ✪ Nestor Crew ✪ ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Adhérents CulturePSG Messages : 46,008 Inscrit : 21/07/2010 Membre no 1,814 Tribune : Viré du stade |
Allez il manque plus que l'interdiction de filmer et ce sera complet. Macron c'est dingueries sur dingueries qui permettront l'installation d'un régime autoritaire. Édit : le texte en lui-même a été automatiquement rejeté car les délais pour le voter ont été dépassés suite aux multiples amendements de gauche mais Nunez a promis de ne pas en rester là |
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23/01/2026 12:53
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#63449
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![]() Banshee :emotion: ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Members Messages : 22,855 Inscrit : 26/01/2012 Lieu : Paris Membre no 8,300 Tribune : Canapé |
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23/01/2026 13:28
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#63450
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![]() This is not the Ashura you're looking for ![]() ![]() ![]() Groupe : Cassoce Messages : 5,863 Inscrit : 16/08/2022 Membre no 11,891 Tribune : Non précisée |
Ca pourrait presque être un indice que l'extrême-droite est beaucoup moins à cheval sur le règlement et la morale dès que ça concerne un des siens et que les électeurs qui espèrent autre chose en 2027 risque d'être déçus mais bon, n'en demandons pas trop à l'opinion publique.
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23/01/2026 13:41
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#63451
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![]() Bobo ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Members Messages : 62,908 Inscrit : 29/12/2008 Membre no 39 Tribune : Non précisée |
Ca pourrait presque être un indice que l'extrême-droite est beaucoup moins à cheval sur le règlement et la morale dès que ça concerne un des siens et que les électeurs qui espèrent autre chose en 2027 risque d'être déçus mais bon, n'en demandons pas trop à l'opinion publique. Ce n’est pas vraiment caractéristique spécifique à l’extrême droite (malheureusement), beaucoup d’électeur sont rapide à dénoncer le camp d’en face et faire des danses du ventre concernant les problèmes de leur propre camp, ce sont juste les faits qui varient d’un camp à l’autre. Je pense que l’honnêteté intellectuelle n’est pas vraiment une caractéristique très en vogue, surtout avec les RS dont les algorithmes t’enfoncent dans ta propre bulle. Et il n’y a pas grand chose à attendre des politiques dans ce domaine, bien au contraire. Combien sont vraiment honnêtes Edit : Si il y a UN truc où je pouvais rejoindre JMLP c’est quand il disait « Tous pourris » mais alors le « Sauf nous » quel fdp, ce foutage de gueule -------------------- Nice c'est très mauvais. Si ça fini dans les 10 premiers de L1, je vous paye tous à boire. @brafon 06/08/25 22:02
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23/01/2026 14:07
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#63452
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![]() This is not the Ashura you're looking for ![]() ![]() ![]() Groupe : Cassoce Messages : 5,863 Inscrit : 16/08/2022 Membre no 11,891 Tribune : Non précisée |
Si jamais vous aviez encore des doutes sur le fait que Praud est une merde opportuniste :
Citation Un Pascal Praud peut en cacher un autre. A moins que l’on assiste à une sorte de mue cathodique… La première séquence remonte au 6 octobre 2001. Alors reporter au service des sports de TF1, « Praud Pascal », comme s’amusent à l’appeler les commentateurs Thierry Roland (1937-2012) et Jean-Michel Larqué, assiste à l’envahissement du terrain du Stade de France par des spectateurs du match France-Algérie. Marseillaise sifflée, match arrêté… Commentaire de Praud en direct : « Il ne faut pas dramatiser. C’est une poignée de quelques spectateurs (…). La grande majorité du public, beaucoup de jeunes Français originaires d’Algérie, avait envie de chanter les deux hymnes, ensemble. » A l’époque, donc, « Praud Pascal » fraternise. Vingt-cinq ans plus tard, Pascal Praud attise. Un samedi d’hiver, le même homme pose pour un selfie avec un admirateur croisé dans une rue du 7ᵉ arrondissement de Paris. « Heureusement que vous êtes là, lui lance ce « fan ». Vive la France, vive la patrie ! » Un « sauveur de la patrie », ce sexagénaire au conservatisme débridé ? Une chose est sûre : aux commandes depuis 2017 de « L’Heure des pros », l’émission phare de CNews, il est devenu un phénomène médiatique et politique. En 2025, CNews s’est hissée en tête des chaînes d’information, avec 3,4 % de part d’audience. L’animateur aux chemises roses et aux costumes rayés, lui, écrase la concurrence. Tête de gondole de l’empire médiatique du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré, il s’est même offert un record, avec 720 000 téléspectateurs le 8 octobre 2025, dans la matinale de « L’Heure des pros » (9 heures-10 h 30). Le soir (20 heures-21 heures), dans sa seconde partie, l’émission dépasse parfois le million de fidèles. La tendance, en janvier, ne faiblit pas. Et pourtant, l’intéressé l’explique au Monde, « cette émission, on la fait à deux », allusion à la voix qui susurre dans son oreillette, celle de Marine Lançon, sa cheffe d’édition depuis neuf ans. Un peu plus qu’à deux, tout de même, puisqu’il est entouré de chroniqueurs, très majoritairement situés à droite ou à l’extrême droite de l’échiquier politique. Quand le maître des lieux se repose, le vendredi et le week-end, l’audience se tasse, mais les « mini-Praud » – Eliot Deval ou Gauthier Le Bret, ainsi surnommés dans les couloirs de CNews – relaient avec zèle les obsessions identitaires de Bolloré. Certains thèmes comme le rapprochement de la droite et de l’extrême droite y sont ressassés, au point de dégoûter les rares intervenants situés à gauche, partis les uns après les autres, composant ainsi une sorte de cercle des chroniqueurs disparus. Laurent Joffrin a engagé le mouvement. En septembre 2023, l’ex-patron de Libération, las de jouer les cautions de gauche, a écrit à l’animateur afin de lui signifier son départ. « J’ai compris l’habileté de Praud : il nous avait érigés en personnages », relate Laurent Joffrin. « Ils sont tous sympas ses chroniqueurs, hors antenne, ajoute-t-il. Mais c’était toujours la même chose, à l’antenne : il y avait trois fachos, Praud avec eux, un mou… et moi. C’était vraiment dur parce que la ligne était pesante, un peu grotesque. Ils sont en mission, ces gens-là ! Mais il fallait porter la contradiction… » Alors, l’avocat a temporairement claqué la porte, il y a quelques mois, prévenant par SMS son compagnon d’antenne, l’ex-secrétaire d’Etat socialiste André Vallini. « Je ne supporte plus cette chaîne et la radicalisation de ses intervenants », lui écrit-il, déplorant « l’orientation donnée à la ligne éditoriale » de CNews. Depuis, Alain Jakubowicz a refait quelques apparitions, par amitié pour Praud, dit-il, mais le cœur, selon lui, n’y est plus. En 2025, les essayistes Nathan Devers et Paul Melun, estampillés à gauche, larguent eux aussi les amarres. « Je fais la distinction entre CNews et Pascal Praud, qui est intelligent, cultivé, et m’a toujours laissé la parole sans me censurer, affirme Devers. Mais la ligne éditoriale, je ne la partage pas, notamment dans le choix des thèmes. » Même constat chez son acolyte Paul Melun : « Praud n’est pas un idéologue, avec un substrat d’extrême droite. Mais il fait des choix éditoriaux… C’est caricatural ! » « Le plateau est plus uniforme qu’il ne l’était », reconnaît l’animateur, qui affirme déplorer le départ de ses chroniqueurs progressistes. « Mais quand on invite des gens de gauche, ils ne viennent pas », regrette-t-il, tout en savourant ses audiences et son salaire, réputé imposant. Et en feignant d’ignorer qu’à force de radicaliser son discours, il fait désormais figure de repoussoir pour nombre de personnalités politiques, et pas seulement à gauche. Qui reste-t-il, alors, pour porter la contradiction, hormis André Vallini ? Devenu avocat, l’ancien député socialiste dit trouver l’exercice « stimulant », même s’il reçoit des « tombereaux d’injures sur les réseaux sociaux ». Souvent, il écrit le soir à Pascal Praud pour rétablir quelques vérités, sur l’immigration ou l’aide au développement. « Il généralise, mais il est capable d’entendre », veut croire Vallini. Au-delà des outrances, quid du pluralisme d’opinion exigé par l’Arcom, le « gendarme » des médias ? Eric Naulleau, pessimiste invétéré et ami d’Eric Zemmour ? Si l’essayiste se montre intransigeant vis-à-vis de Poutine alors que CNews reprend de plus en plus la rhétorique russe, et s’il supporte mal le tropisme trumpiste de la chaîne, pour le reste, Naulleau est souvent « raccord » avec Praud. En cherchant bien, on pourrait à la rigueur ajouter l’ex-magistrat Philippe Bilger, conservateur assumé, mais le seul à critiquer ouvertement Nicolas Sarkozy, notamment lors d’une émission consacrée en partie à la condamnation à cinq de prison ferme de l’ancien président, en octobre 2025. Un crime de lèse-majesté, tant Sarkozy, intime de Bolloré, est vénéré sur CNews. Philippe Bilger en est convaincu, son insolence lui a coûté l’un de ses plateaux hebdomadaires. « Je n’ai pas eu l’ombre d’une explication, j’ai été traité comme de la merde, s’enflamme-t-il. Praud m’a dit : “C’est comme ça.” Je n’ai pas aimé cette désinvolture. Mais il y a deux mamelles fondamentales sur CNews : Sarkozy est innocent de tout, comme Israël. » Et quand les dirigeants de CNews vantent « une chaîne d’opinions », avec un « s », Philippe Bilger soupire : « L’opinion est au singulier, maintenant… » « Il y a souvent un mépris vis-à-vis de Vallini qui me gêne », lâche-t-il encore. Dès lors, pourquoi rester ? « Moi, si je n’ai plus ça, je suis cuit… », admet l’ancien magistrat en toute franchise, allusion aux 250 euros perçus en moyenne par les intervenants pour chaque prestation. Pascal Praud règne donc en maître sur son émission. « La star, c’est lui », lâche régulièrement à ses chroniqueurs Serge Nedjar, le tout-puissant directeur général de CNews qui n’a pas souhaité répondre au Monde. Pourtant, à en croire ceux qui le connaissent depuis longtemps, Praud n’adhérerait pas totalement à la ligne catholique et réactionnaire de Vincent Bolloré. N’a-t-il pas refusé de participer au grand raout ultraconservateur organisé par Le Journal du dimanche (JDD) en novembre 2025, au Dôme de Paris ? « Ce n’est pas ma place », dit-il. En interne, ce refus a déplu. Mais Praud est intouchable. Mardi 6 janvier, première partie de « L’Heure des pros ». Donald Trump a fait enlever, trois jours plus tôt, le président du Venezuela. « L’ONU n’est qu’un machin inutile », fulmine l’animateur, avant de vilipender « l’espace médiatique », formule vague et globalisante dont il est coutumier. Quelques jours plus tôt, le 17 décembre 2025, il s’était lâché : « Tant que le système ne sera pas par terre… » Le lendemain, il enchaînait par cette sentence : « La Macronie… Tous ces gens vont perdre le pouvoir dans l’année », avant de diffuser des chants catholiques en plateau. Le 3 avril 2025, il avait laissé ses chroniqueurs vilipender l’intégration de la notion de non-consentement dans la définition pénale du viol, et ces femmes motivées par une « haine des hommes », ce qui lui a valu une mise en garde de l’Arcom, pour « préjugés sexistes ». Anathèmes, caricatures, généralisation : le triptyque sur lequel repose souvent l’émission. Ajoutez une bonne dose de « c’était mieux avant », le tout saupoudré de propos à l’emporte-pièce, et vous obtenez la recette du succès. « Je ne généralise rien du tout, proteste-t-il. Nous témoignons de la réalité. Des refus d’obtempérer, il y en a 250 000 par an. Le lien entre immigration et délinquance, c’est le ministère de l’intérieur qui donne les chiffres. On n’a plus les moyens d’accueillir les 500 000 personnes qui entrent en France chaque année, c’est aussi simple que ça… » Il rappelle aussi que, dans son émission, il parle souvent de politique étrangère, du pouvoir d’achat ou de l’actualité culturelle. Revanche sur un microcosme Attablé dans un recoin de l’un de ses repaires parisiens, un restaurant italien, il bougonne, le matin où nous le retrouvons, après la parution d’un article très critique du Nouvel Obs. Pour se rasséréner, il égrène les SMS de soutien reçus, à commencer par celui de l’écrivaine Nathalie Rheims – « Le talent, l’intelligence, le courage dérangent… », le flatte-t-elle. Pascal Praud, c’est l’histoire d’un type ayant toujours voulu réussir, mais aussi être aimé, et surtout respecté, notamment de ses confrères. Il déteste qu’on le ravale au rang de simple spécialiste de football vainqueur d’un concours de circonstances. Et pourtant, il le confie, « personne ne [lui] a jamais rien proposé, entre 23 et 55 ans, c’est toujours [lui] qui [a] tout sollicité ». La thèse d’une revanche sur un microcosme coupable de l’avoir longtemps tenu à distance est séduisante… « Après, Le Nouvel Obs, tout le monde s’en fout, assure-t-il. De la même manière, le papier que vous ferez, en soi, il n’a pas d’importance. De toute façon, vous ne serez pas libres d’écrire ce que vous voulez. » Le monde selon Praud est assez simple. Il se divise en deux. D’un côté, « les petits hommes gris » – comprenez : l’armée de fonctionnaires anonymes supposés contrôler nos vies, depuis Bruxelles ou Bercy –, forcément alliés au « camp du bien » – en gros, la gauche et les tenants du « politiquement correct » –, le tout soutenu par « l’espace médiatique », à savoir les médias dits « mainstream » dont Le Monde ferait partie (au même titre que France Inter ou le groupe France Télévisions, cibles de campagnes de dénigrement dans les médias du groupe Bolloré). En face, se dressent ceux qui « reflètent le réel, disent la vérité » et savent prendre le pouls du « peuple ». Ces gens, comme il le résume lui-même à l’antenne le 9 janvier, qu’« on prend pour des ploucs », « les petits Blancs », bref, « la France d’avant ». Le 13 janvier, il va jusqu’à affirmer qu’il n’est « pas facile » pour les policiers d’être confrontés aux agriculteurs en colère, car « les gens en face sont blancs ». « Ils sont obligés de s’interposer en plus avec des gens de qui ils partagent parfois les convictions ou (…) les origines. » La sortie a choqué, au point d’inciter La France insoumise, évoquant des « propos racistes », à saisir à la fois l’Arcom et la justice. Selon Pascal Praud, la séquence aurait été « sortie de son contexte pour [lui] faire dire l’exact contraire de ce [qu’il a] exprimé à l’antenne ». « L’Heure des pros » est une tornade télévisuelle que les moins de 60 ans ne peuvent pas comprendre. De fait, la moyenne d’âge des téléspectateurs de CNews dépasse 63 ans. Chez Praud, on chante du Adamo ou du Sardou, Claude Sautet et Françoise Sagan pourraient surgir à tout moment, le barde chevelu Didier Barbelivien, du fait de son sarkozysme idolâtre, est un invité permanent. Sur le plateau, un seul mot d’ordre : tout est permis, avec une prime à l’excès et aux approximations. L’Arcom multiplie les avertissements ? Qu’importe. Surtout, les chiffres ne mentent pas : plus CNews se radicalise, plus son audience progresse. Carte de presse n° 60677, Pascal Praud, né en 1964, n’a jamais vraiment quitté le XXe siècle, tel un Peter Pan télévisuel. Dernière série TV regardée ? Colombo. Ses passe-temps ? S’extasier devant les émissions de Michel Polac (1930-2012) ou de Bernard Pivot (1935-2024)… Entre Retour vers le futur et Un Jour sans fin, ce cinéphile semble bloqué dans un passé idéalisé. Avec lui, la nostalgie est toujours ce qu’elle était. Estampillé d’extrême droite par sa fiche Wikipédia, il s’émeut, lui qui officie tout à la fois sur CNews, Europe 1 et dans Le JDD se revendique « libéral » sur le plan économique et « progressiste » du point de vue sociétal, poussé en cela, dit-il, par ses quatre filles. Il s’agace quand il croise une femme en burkini sur la plage de La Baule (Loire-Atlantique) ? « Qu’est-ce que ça peut te faire ? », lui assène l’une d’elles. « Si j’avais 20 ans, je penserais comme elle », croit-il. « Je suis tout sauf un idéologue », se défend-il encore, ajoutant cette précision : « Je peux changer d’avis facilement sur tous les sujets. » Un ami de toujours, le journaliste sportif Jacques Vendroux, qui officie sur Europe 1, décrypte : « Il peut dire une grosse connerie sans se rendre compte que sa parole porte. Il peut retourner l’opinion publique. Il est avant tout excessif, allumeur, provocateur… » Irresponsable mais pas coupable, en quelque sorte. En 2017, il peinait à attirer 86 000 téléspectateurs pour les débuts de « L’Heure des pros », qu’il voulait initialement appeler « Machine à café ». Et puis la mayonnaise a pris, grâce aux « gilets jaunes », puis au Covid-19. En parallèle, les intentions de vote pour l’extrême droite n’ont cessé de progresser. Mais qui alimente qui ? Praud est à l’affût. Opportuniste, il hume l’air du temps. « Il ressent extrêmement bien la société », veut croire Paul Melun. Sur son plateau défilent les râleurs, les révolutionnaires des ronds-points, les complotistes, les antivax. Il agrège, provoque. « Il y a une part de spectacle dans ce qu’on fait, assure-t-il. Bien sûr qu’un sujet polémique est un sujet plus attrayant… » Jean-Michel Larqué, qui du temps de TF1 avait droit lors de déjeuners avec Thierry Roland à ses imitations de Belmondo ou de Gabin, confirme : « C’est un fou de cinéma qui, pour moi, est autant acteur que journaliste. » Pascal Praud se couche à 23 h 05 – pour écouter les dernières infos –, se réveille à 5 h 55 – pour ne pas manquer les premières-, il déboule en taxi à 7 h 05 précises à la rédaction de CNews, passe d’un bureau à l’autre, ausculte les réseaux sociaux, puis s’installe sur son trône. A 12 h 15, déjeuner à la cantine. Puis la sieste, avec un masque occultant, à 13 h 15. Et ainsi de suite, toute la semaine. Jusqu’au premier vendredi de juillet, où il part en congés, à La Baule. Un jour, Vallini lui a lancé à ce propos : « Arrêtez de parler du peuple, qu’est-ce que vous en connaissez ? Vous habitez dans le 7ᵉ arrondissement, vous allez en vacances à La Baule… » Il n’a rien changé, reprenant son magistère le dernier lundi d’août. C’est un homme d’habitudes. Sauf à l’antenne, où le « conducteur » est régulièrement chamboulé. L’animateur adore improviser, donner son avis sur tout. Souvent, en conférence de rédaction, il fait d’ailleurs cette remarque aux jeunes pousses : « Mais vous dites des choses plus intéressantes ici qu’à l’antenne ! » Lui a théorisé l’inverse, précisément. Alors, une fois les caméras allumées, il livre ses pensées, balance les SMS qu’il reçoit… Sans filtre. « C’est un journaliste atypique, admire Laurence Ferrari, employée sur la même chaîne. On sait que les meilleurs en télé, ce sont ceux qui viennent du sport, ils maîtrisent le direct. Il a inventé quelque chose, c’est évident. » Praud choisit les thèmes de cette émission dont, au fond, il a rêvé toute sa vie. Avec un mantra : « Je fais toujours confiance à mes réactions. Je suis le seul à juger. J’impose le récit. » Ses capteurs ? Tout sauf ces experts honnis, mais plutôt des citoyens lambda, un chauffeur de taxi ou un commerçant… Sa mère l’appelle un jour de janvier 2023 pour lui parler d’un chat écrasé par un train gare Montparnasse ? Il ouvre son émission sur cette histoire et cloue au pilori la SNCF, au point de contraindre Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur, à réagir. C’est ça, « imposer le récit » à grands coups de punchlines répétées en boucle : il faut « changer de logiciel », « ouvrir le capot ». Et puis, « la mort ramasse les copies », « un homme, c’est son époque », ou encore, « les politiques, on ne les croit plus »… Et, bien sûr, l’incontournable « ils sont tous nuls ». Idéal pour animer ce « petit théâtre » que constitue, selon ses propres termes, « L’Heure des pros ». Une formule empruntée à son maître, le journaliste de sport Eugène Saccomano (1936-2019), créateur pour RTL de l’émission « On refait le match » sur le même principe : faux emportements, mauvaise foi, manichéisme revendiqué… Mais il ne s’agissait que de foot. Pour cela, il peut compter sur ses chroniqueurs. « Un avocat, un procureur, un aboyeur… égrène-t-il. J’ai trouvé un rôle à chacun. » Des « personnages » recrutés par lui avec l’aval de Serge Nedjar, qui les jauge d’abord dans son bureau. Il y a les historiques, comme l’avocat Gilles-William Goldnadel ou l’ex-député Georges Fenech. On est là dans la droite dure et décomplexée. « Pascal mélange avec une science particulière le tragique et le drôle », relève Me Goldnadel. Tenante d’une droite catholique ultraconservatrice, Charlotte d’Ornellas a vite séduit Praud, lequel la juge « brillantissime ». Laurent Joffrin, lui, la dépeint en représentante de l’extrême droite la plus radicale. L’intéressée est en tout cas l’une des rares personnes que l’animateur n’interrompt pas à tout bout de champ. De son côté, elle dit le voir souvent passer dans les rédactions réunies dans le même vaisseau amiral, chiper une idée, demander une info, pour nourrir son éditorial du dimanche matin, dans Le JDD « bollorisé », le seul exercice qu’il peaufine vraiment. « Parce qu’il n’est pas sûr de lui, contrairement à l’image qu’il renvoie », poursuit Charlotte d’Ornellas. Pascal Praud aime à se qualifier de « journaliste populaire ». Populaire ou populiste ? Les deux, sans doute. L’examen de ses cibles (la technocratie, les juges, l’audiovisuel public, l’Europe…) comme de ses coups de cœur (Trump, Meloni, Sarkozy…) l’atteste. Sans parler des figures imposées chez Bolloré : l’islam, les méfaits supposés de l’immigration, la délinquance qui va forcément avec, le soutien inconditionnel à la stratégie d’Israël à Gaza, l’ode à la France chrétienne éternelle… Sur son plateau, comme désinhibés, les chroniqueurs se lâchent. « Je ne fais pas le Collège de France, se justifie l’animateur. Personne ne reverra cette émission dans cinquante ans. Ce n’est que de la télé. Et parfois, ça m’arrive, je ne suis pas bon : je suis con, je ne réagis pas comme il faut… Mais je fais cinq heures d’antenne par jour ! » Ainsi, le traitement réservé, en mai 2019, à la militante écologiste Claire Nouvian, fondatrice de l’ONG Bloom, agressée verbalement sur son plateau, sur fond de climatoscepticisme assumé. « Je n’étais pas du tout préparée à ça, j’arrivais comme une oie blanche, se rappelle-t-elle. J’ai été épouvantée par le niveau de bêtise, d’inculture. Et ça se dit des journalistes ? » Pendant la coupure publicitaire, l’oreillette murmure à Praud que Nouvian a reçu l’équivalent d’un prix Nobel en matière de défense des océans. « Vous auriez dû me le dire », glisse-t-il. « Et ça aurait changé quoi ? », lui rétorque-t-elle. « Je sais toujours quand j’ai été mauvais, et avec elle, j’ai déconné », concède-t-il aujourd’hui, sans pour autant être allé jusqu’à s’excuser. Quand Eric Zemmour – cet ami qu’il a été jusqu’à qualifier de « prophète » à l’antenne, en octobre 2025 – décolle en 2021 dans les sondages, il se prend à espérer. Le député Rassemblement national (RN) Sébastien Chenu reçoit alors un appel : l’animateur lui explique que, désormais, pour Marine Le Pen, c’est fini. Praud est devenu une personnalité qui compte dans le monde politique, avec ses entrées à l’Elysée. « Mais je n’ai pas Marine Le Pen au téléphone tous les jours, proteste-t-il. Et quand j’ai reçu Bardella, il est reparti fâché. » Il n’a pas dû le rester très longtemps, si l’on se réfère à l’accueil chaleureux réservé par CNews au président du RN, et de manière générale aux figures de l’extrême droite, d’Eric Zemmour à Philippe de Villiers en passant par Sarah Knafo, eurodéputée de Reconquête ! et candidate à la Mairie de Paris. Pascal Praud a l’art de ménager ses intérêts, et surtout le grand patron, Vincent Bolloré, avec lequel il converse souvent et déjeune une fois par an. La dernière, c’était à la terrasse du Flandrin, dans le 16ᵉ arrondissement de Paris, la « cantine » de Nicolas Sarkozy, avec lequel il dîne également de temps à autre. Pascal Praud a aussi l’art de s’accommoder des affaires judiciaires de Jean-Marc Morandini, l’animateur chargé de lui succéder, chaque matin, à l’antenne. Alors que ce dernier a été définitivement condamné pour « corruption de mineurs », le 14 janvier, par la Cour de cassation, la chaîne lui a maintenu sa confiance, en dépit des remous provoqués en interne. « J’aurais du mal à être sur le même plateau que ce mec-là », gronde André Vallini. Praud mesure ses mots. Mais au moment de lui passer le relais, il se montre souvent complice, voire laudateur, à son égard. Et puis, il y a aussi le cas d’Erik Tegnér, patron du média Frontières, représentant de l’extrême droite la plus radicale, et autre pensionnaire de CNews – mais pas de « L’Heure des pros ». Lorsqu’on évoque ces collègues du genre infréquentable, la gêne de Pascal Praud est palpable. Tegnér ? « Il a sa place dans l’architecture de la grille. » Morandini ? « Moi, je ne suis pas juge. » Une autre figure de la chaîne, la journaliste Sonia Mabrouk, a pris, elle, le risque, mardi 20 janvier, de garder ses distances. Evoquant le maintien à l’antenne de Morandini, elle a avoué : « Je n’en dors pas depuis plusieurs jours. » Pascal Praud, lui, reste « corporate ». La « liberté d’expression », dont lui-même et les têtes d’affiche médiatiques de l’empire Bolloré ne cessent de se réclamer, trouve ici ses limites. « A un moment, si tu n’es pas content, tu t’en vas, commente-t-il. Il faut être cohérent dans la vie. » Décodage de Jacques Vendroux : « Pascal est très solidaire, il défendra toujours la galaxie Bolloré. Même contre ses propres convictions. » De même, quand il prétend n’avoir aucune influence sur le débat public, personne n’est obligé de le croire. « Ces émissions produisent des discours qui vont ensuite obliger des acteurs à se positionner ; la polarisation est un long processus », relève Claire Sécail, docteure en histoire contemporaine et chercheuse au CNRS, qui ajoute, à propos de CNews : « C’est une entreprise de construction politique. Praud a un rôle déterminant en distribuant la parole, qui va se radicaliser. Les idiots utiles ont déserté l’émission, on invente maintenant des confrontations un peu factices. » Et de conclure : « Ce sont des agents du chaos. » Pourtant, Pascal Praud persiste et signe dans son déni de puissance : « On ne change le vote de personne. Et quand on me dit : “Vous jetez de l’huile sur le feu”, je réponds : “Il y a le feu.” C’est vrai, je pourrais jeter de l’eau… » Mais les pyromanes font rarement de bons pompiers. https://www.lemonde.fr/actualite-medias/art...63761_3236.html |
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23/01/2026 16:50
Message
#63453
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![]() Bobo ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Members Messages : 62,908 Inscrit : 29/12/2008 Membre no 39 Tribune : Non précisée |
-------------------- Nice c'est très mauvais. Si ça fini dans les 10 premiers de L1, je vous paye tous à boire. @brafon 06/08/25 22:02
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