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D'Alessandro
posté 05/02/2009 00:32
Message #201


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PLG : « J’ai des regrets »
04/02/09 | 23:52
Paul Le Guen, Jean-Louis Triaud et Laurent Blanc sont revenus sur la rencontre entre le PSG et Bordeaux (0-3) mateja Kezman a quant à lui présenté ses excuses après avoir jeté son maillot lors de sa sortie.

Paul Le Guen
« Le score n’est pas important ce soir. C’est l’élimination qui est douloureuse, ça fait mal. Nous avons réalisé ce que nous pouvions. Nous nous sommes battus avec courage et parfois avec talent. Nous nous sommes procurés pas mal d’occasions mais cela n’a pas été suffisant face à une équipe de Bordeaux supérieure. Nous ne sommes toutefois pas passé très loin. J’ai des regrets car nous n’avons pas été très réalistes mais je n’ai pas de regrets sur le comportement de mes joueurs. En ce qui concerne le geste de Mateja Kezman, ce n’est pas acceptable. Je comprends la déception de sortir mais il y a un respect à avoir. Le club, l’institution est au dessus de tout et le maillot est quelque chose d’important et il n’a pas le droit de se comporter comme ça. »

Mateja Kezman
« Je m’excuse auprès des supporters d’abord, du coach, du staff et du club. J’ai un fort caractère et je vis l’un des pires moments de ma vie de footballeur. Je n’ai pas réagi contre le club ou contre les supporters, mais contre moi-même. Je suis triste car les fans n’ont encore vu que 10% du vrai Kezman. Je suis quelqu’un de costaud et je vais faire de mon mieux pour leur prouver mes qualités. »

Jean-Louis Triaud (Président de Bordeaux)

« Malgré le score, la victoire a été moins aisée que lors de la rencontre de championnat à Bordeaux. Nous les avons obligé à courir après le score. Nous marquons ensuite deux buts en contre qui nous soulage. Paris a été plus difficile à jouer que lors de la dernière rencontre. Pour la finale à venir, nous devons respecter l’adversaire car sur une rencontre n’importe quelle équipe peut se sublimer. »

Laurent Blanc
« Je suis très heureux que Bordeaux soit qualifié. Le score est large mais je crois qu’il ne reflète pas le match. C’était une rencontre très difficile et la journée de récupération que nous avons eu en moins a fait défaut à certains moments. Plus Paris poussé pour égaliser, plus nous avions d’espace. Nous avons su en profiter au bon moment pour s’imposer. En revanche, si le PSG avait égalisé, je ne suis pas sûr que nous aurions gagné ce match. Je félicite toutefois mes joueurs. »

PSG.fr
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D'Alessandro
posté 05/02/2009 00:51
Message #202


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Communiqué - jeudi 05 février 2009 à 00:04
Mateja Kezman convoqué

Suite à la rencontre entre le PSG et Bordeaux, Mateja Kezman rencontrera d'ici vendredi son entraîneur ainsi que la direction du club afin de s'expliquer sur son geste.
Le club se prononcera alors sur d'éventuelles sanction

PSG.fr
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Lagoaparaiso
posté 05/02/2009 03:39
Message #203


Le mec lourd
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Vu l'importance de "l'affaire", je mets ça ici :

VIDEO CONFERENCE DE PRESSE LE GUEN/KEZMAN
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Schultzy
posté 05/02/2009 08:08
Message #204


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Surclassé par Bordeaux, Paris perd son trophée

Déjà battus 4-0 par les Girondins, le 11 janvier en championnat, les Parisiens ont encore craqué hier en demi-finale de la Coupe de la Ligue (3-0). Le 25 avril en finale, Bordeaux défiera l’étonnant Vannes.


Bordeaux faiblit. Désormais, l’équipe de Laurent Blanc n’est plus en mesure de battre Paris que 3-0, après lui avoir infligé un 4-0 le 11 janvier à Chaban-Delmas. Dans trois ou quatre matchs ou dans trois ou quatre ans, le PSG parviendra peut-être à battre Bordeaux, sa bête noire de cette saison, sa bête noire historique en coupes nationales depuis vingt ans.

Paris n’ira pas le 25 avril au Stade de France défendre son trophée, redonnant sûrement le sourire à Lens et évitant au passage à la Ligue nationale (LFP) des nuits agitées après l’affaire de la banderole du 29 mars 2008. Et entre Bordeaux et Vannes, a priori, aucun risque de dérapage sur les vignobles aquitains ou la musique traditionnelle bretonne.
Paris balayé, Paul Le Guen, fataliste, s’en accommode : « Il faut accepter de ne pas participer à cette finale. C’est douloureux mais pas insurmontable. Nous avons tout simplement été battus par une équipe meilleure que la nôtre. Mais on n’était vraiment pas loin. Les joueurs n’ont pas à rougir de cette défaite. Le score à la fin est anecdotique mais on les a fait vaciller parfois. On a réussi à les secouer. »
Le match le plus important de la semaine était celui de Nantes et le reste plus que jamais. Le PSG s’était bien remis de la claque à Chaban-Delmas en enchaînant quatre victoires toutes compétitions confondues. Le rebond, c’est samedi à Nantes. « On n’est qu’à trois points de Bordeaux, une équipe qui nous est supérieure », relève avec malice l’entraîneur parisien.

L’affront semble plus grave

Avec Paris — on l’a vu ces dernières semaines au sommet du club —, quand ça part de traviole, le PSG ne fait pas semblant. Après cette lourde défaite dans une épreuve qui lui tenait à coeur, Sébastien Bazin va être confronté à son premier dossier brûlant en tant que président actionnaire. Le directeur de Colony Capital Europe doit maintenant trouver la sanction adéquate concernant Mateja Kezman qui, dans un geste inouï d’absurdité, a jeté son maillot sur la pelouse en quittant ses coéquipiers juste après avoir raté une égalisation évidente. Pour moins que cela (des déclarations taquines sur son entraîneur d’alors, Guy Lacombe), Vikash Dhorasoo avait été tout simplement licencié du PSG. Colony Capital était déjà présent au club mais c’est Alain Cayzac, le président de l’époque, qui avait pris la décision seul de se séparer du meneur de jeu.
Cette fois, l’affront semble plus grave, surtout dans l’esprit de Bazin qui place « l’institution PSG » — une expression qu’il emploie très souvent — au-dessus de tout et au nom de laquelle il a poussé dehors Charles Villeneuve. De Bordeaux (4-0) à Bordeaux (3-0), Paris est un club qui agite davantage la coulisse qu’il ne régale par ses matchs. L’urgence commande de remettre de l’ordre.

Guillaume Hoarau est sorti hier à la 64 e minute parce qu’« il souffrait du genou », a commenté Paul Le Guen. L’attaquant s’est donné une entorse en début de match.

Le Parisien.fr


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"Le prix de Pastore, c'est dix ans de Sidaction. C'est triste à dire mesdames messieurs, mais c'est le monde dans lequel on vit" Stéphane Guy.
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allezalex
posté 05/02/2009 12:25
Message #205


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Foot - Cpe Ligue - PSG - Kezman convoqué deux fois

Sorti du terrain en jetant son maillot à terre lors de de la demi-finale de Coupe de la Ligue perdue par le Paris-SG contre Bordeaux mercredi soir au Parc des princes (0-3), Mateja Kezman était absent jeudi matin au Camp des Loges, une absence «convenue» avec le joueur selon le club. Le Serbe devrait se rendre au camp d'entraînement du club parisien dans l'après-mid pour un rendez-vous avec Paul Le Guen. Après l'éclat de son attaquant, l'entraîneur du PSG avait jugé qu'il y aurait une «sanction» prise à son encontre. Mateja Kezman, qui s'est excusé dès mercredi soir de son attitude, devra également donner des explications au président du club, Sébastien Bazin et à son directeur général, Philippe Boindrieux, qui l'ont convoqué vendredi matin au siège du club, au Parc des princes. -


Lequipe.fr
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PuceDeBarbesLaFa...
posté 05/02/2009 13:14
Message #206


HARAM
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Tribune : Non précisée



Sessègnon en sélection :
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Algérie-Bénin: Dussuyer met en place sa machine de guerre

Dans le cadre de la préparation de l'équipe nationale, les Ecureuils du Bénin à la dernière phase des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations et du Mondial 2010, le Bénin affrontera en match amical le 11 février 2009 date FIFA, la sélection nationale de l'Algérie à Blida.

A cet effet, le sélectionneur français des Ecureuils, Michel Dussuyer a rendu public une liste de 20 joueurs le 2 février 2009. Sur cette liste figurent deux nouvelles recrues des Ecureuils qui évoluent à l'extérieur. Il s'agit de Johnson Reda d'Amiens en France et de Glèle John de Apep Pitsilia en Chripre.

Pour le sélectionneur national, ce match test permettra à son encadrement technique de voir la troupe une dernière fois avant le premier match des éliminatoires de la CAN et du Mondial 2010 où les Ecureuils seront face aux Black Stars du Ghana sur le stade de Kumasi le 29 mars 2009.


Listes des joueurs retenus

1-DJIDONOU Yoann (FC Red Star 93)
2-TARDIEU Benoît (US Albi)
3- ADENON Khaled (Le Mans UC 72)
4- ADJAMOSSI Anicet (Racing Ferrol)
5- CHRYSOSTOME Damien (FC Metz)
6- GLELE John (APEP Pitsilia)
7- JOHNSON Reda (Amiens SC)
8- SALOMON Junior (UNB)
9- AHOUEYA Jocelyn (FC Sion)
10- BOCO Romuald (Sligo Rovers)
11-DJOKOUE Patrice (Requins)
12- KOBENA Nouhoum (AC Djoliba)
13- KOUKOU Djiman ( FC Soleil)
14- OGUNBIYI Mouritala (EA Guingamp)
15- OLOU Oscar (FC Rouen)
16- TCHOMOGO Seidah (East Riffa)
17- SESSEGNON Stéphane (Paris SG)
18- MAÏGA Abou (US Créteil)
19- Omotoyossi Razack (Al Nasr)
20- Michaël Poté (Clermont Foot)

febefoot.net


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Je pense au ROI
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D'Alessandro
posté 05/02/2009 13:30
Message #207


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Kezman pète les plombs

Est-ce la fin de l’aventure de Mateja Kezman au PSG ? On en saura plus dès aujourd’hui. Le buteur est convoqué ce matin au camp des Loges par Paul Le Guen pour expliquer son incroyable geste. Demain, c’est devant la direction qu’il devra se justifier. Mais une chose est sûre, cet épisode va laisser des traces entre le club parisien et son attaquant serbe.

Hier soir, alors qu’il se dirige vers la ligne de touche lors de son remplacement à la 64 e , Kezman, conspué par le public du Parc, retire son maillot et le jette sur la pelouse avant de filer aux vestiaires. Sans saluer Le Guen qui se dirige pourtant vers lui. A la fin du match, l’entraîneur parisien n’avait pas oublié. Son discours était même très sévère : « C’est un manque de respect par rapport au club mais aussi vis-à-vis de moi car je suis un membre du club. A lui de s’expliquer. Dans toute ma vie d’entraîneur, je n’ai jamais connu cela. Je vais aviser, raconte le technicien. J’ai très peu apprécié son geste, j’ai eu l’occasion de lui dire et je lui redirai. Faire ce qu’il a fait n’est pas neutre. Le maillot est un symbole important. Il y a des limites à ne pas dépasser. Je comprends sa déception mais pas quand elle s’exprime d’une telle façon. C’est un geste condamnable. »

Le Guen : « Je pense qu’il doit y avoir sanction »

Quelques instants avant sa sortie ratée, Kezman, seul devant Valverde dans les six mètres après une remise parfaite de Hoarau, manque une belle occasion d’égaliser. Cette situation mal exploitée fait suite à un premier duel loupé en première période. Pourtant, hier soir, le Serbe, a fait preuve d’envie et a essayé de combiner avec ses partenaires. En vain. Le Guen devait-il le sortir si vite après son ultime ratage ? « J’avais fait mes choix avant. Je m’occupe de lui comme des autres. Ma préoccupation principale c’est le groupe », répond le technicien.
Prêté par Fenerbahçe (L 1 turque) avec option d’achat automatique en cas de maintien du PSG, l’ancien attaquant de Chelsea avait déjà failli craquer cette saison. C’était le soir de la défaite contre Toulouse (1-0) lors de la 11 e journée de L 1. Mécontent de ne pas avoir joué, Kezman voulait venir en salle de presse pour critiquer Le Guen. Mais il en avait été empêché. Le triste épisode d’hier soir, qui s’est déroulé sous les yeux du frère de Kezman et de Pauleta de passage à Paris, semble considérablement assombrir l’avenir du buteur au PSG. Le Guen devrait le sanctionner. Ses propos d’après-match le laissent penser : « Je pense qu’il doit y avoir sanction du club. J’ai besoin de parler avec lui et d’entendre ce qu’il va dire. Il faudra qu’il présente des excuses très fortes », lâche Le Guen qui pourrait ne plus faire jouer l’attaquant, recruté l’été dernier par Charles Villeneuve alors que le Breton n’était pas favorable à son arrivée. L’attitude de Kezman hier n’est pas sans rappeler celle d’Eric Cantona avec Marseille lors d’un match amical contre le Torpedo de Moscou à Sedan en janvier 1989. Sifflé par le public, Cantona avait disjoncté et jeté son maillot aux pieds de Gérard Gili, son entraîneur. On connaît la suite. L’enfant terrible du foot français avait quitté l’OM pour finir la saison à Bordeaux…

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Les notes des joueurs

Landreau (4). Ne peut rien sur le but de Bellion. Pendant le reste de la première période, il a répondu aux sollicitations. Battu deux fois encore.

Ceara (4,5). Il a plutôt bien tenu son couloir devant Gouffran ou Bellion puis Jussiê. Mais a disparu aussi.

Camara (3). Il est devancé par Bellion sur le premier but girondin.
N’a pas été très rassurant et a souffert dans les duels face à Chamakh.

Sakho (4,5). Combatif et présent dans les duels, il a plutôt bien rempli son rôle. A sombré comme les autres en fin de match.

Armand (5). Le capitaine s’est illustré d’entrée par un rush et une frappe détournée par Valverde. L’ensemble de son match a été à l’image de cette première action : solide.

Sessegnon (4,5). Positionné couloir droit, il a été dépositaire du jeu parisien. Avec plus ou moins de réussite mais il est l’un des rares à pouvoir faire la différence à tout moment. Moins tranchant après le repos.

Chantôme (3,5). A la lutte dans l’entrejeu, il a pas mal couru dans le vide face à la technique et au mouvement du milieu bordelais. Il a failli obtenir un penalty pour un contact avec Planus (42e).

Clément (4). L’autre récupérateur a démontré sa hargne habituelle mais lui aussi a été bousculé par ses adversaires directs au milieu.

Rothen (4). De retour milieu gauche, il ne gêne pas Jurietti sur son centre qui amène le but de Bordeaux. Offensivement, il a alterné les bons et les mauvais centres.

Hoarau (4,5). Il a participé à la construction des actions mais jamais en situation devant le but de Valverde. Quelques opportunités sur coups de pied arrêtés et une superbe déviation pour Kezman (61e). Remplacé par Luyindula (64 e ) .

Kezman (1). Il a eu plusieurs balles de but mais les a mal exploitées (29e , 41e ) surtout celle de la 61e seul face au gardien. S’est battu. Sorti sous les sifflets, il a jeté son maillot à terre. Conspué à sa sortie.

Le Parisien


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Bordeaux cogne dur

Le PSG a longtemps cru recoller au score avant d’abandonner sa Coupe de la Ligue à de solides Girondins
Menés après dix-sept minutes de jeu, les Parisiens ont su malmener leur adversaire et espérer une égalisation qui n’aurait pas été imméritée. Mais Bordeaux était aussi inébranlable qu’opportuniste hier soir. Un an après avoir lâché la Coupe de la Ligue au PSG, les Girondins retrouveront donc Vannes OC pour une finale dont ils seront les grands favoris.

LES ACTES ne collent pas toujours au discours. Celui de Laurent Blanc en début de semaine, très proche des mots de Paul Le Guen, consistait à dire que le Championnat restait la priorité de son équipe, et la Coupe de la Ligue une compétition à ne pas négliger, rien de plus. La prestation des joueurs, hier, laisse supposer qu’ils ne sont pas toujours à l’écoute des entraîneurs. Le match que les deux équipes ont livré n’était sans doute pas un régal au niveau des occasions mais il était d’une très grande intensité dans le combat. Chacune y a laissé des plumes. Sans doute un peu plus du côté de Paris, déchu de son titre après avoir longtemps cru recoller au score et se relancer, que du côté des Girondins, qualifiés pour la cinquième finale de Coupe de la Ligue de leur histoire dont ils seront les grands favoris.
Car ce PSG-Bordeaux est le genre de matches dont on ne sort pas forcément indemne. Des coups ont été distribués, toujours dans un état d’esprit irréprochable, les contacts ont été âpres et cuisses et chevilles pourraient bien être endolories ce matin. Pour les Girondins, qui bénéficieront, par rapport aux Parisiens, d’un jour de récupération supplémentaire avant leur prochain match de Championnat, à Marseille, la saveur de la victoire fera passer la douleur un peu plus vite.

Bazin, une première difficile

Dans l’intimité du vestiaire, les joueurs s’étaient promis, en janvier, de remporter un titre cette saison et ils savent que la trajectoire vers ce sésame est plus rapide en Coupe de la Ligue qu’en Championnat. Trois semaines après avoir puni le PSG en L 1 (4-0), ils avaient aussi très envie de démontrer qu’ils étaient en mesure de récidiver loin de chez eux. C’est chose faite,mêmesi le scénario de la rencontre du Parc des Princes n’avait rien à voir avec celui du stade Chaban-Delmas.
Pour son premier match comme président du PSG, Sébastien Bazin aurait préféré une issue radicalement différente. Comme Charles Villeneuve, il commencera donc son mandat par une défaite. Et comme si ça ne suffisait pas, il s’offre une affaire Kezman : la sortie du Serbe en jetant son maillot sur la pelouse devrait rendre ses prochains jours dans la capitale très compliqués. À la fin du match, Bazin s’est expliqué avec lui en anglais. Le Guen, lui, autant chagriné par ce geste que par la défaite, a eu des mots très durs, mais en français (voir page 4).
Trois heures plus tôt, l’entraîneur parisien avait pourtant signifié à son attaquant qu’il serait titulaire, l’un des deux seuls changements opérés dans son onze de départ par rapport à son équipe type. Et comme Laurent Blanc, il avait aussi, dans sa causerie, trouvé le moyen de sérieusement motiver ses troupes. Que ce soit dans les duels, les contacts, les impacts, la vitesse de replacement, l’intention de se projeter vers l’avant, ou encore ces deux penalties non sifflés – l’un sur unemain de Diarra (45e), l’autre à la suite d’une faute de Clément sur Jurietti (66e) –, tous les ingrédients étaient présents pour offrir à ce match une dimension de vraie demi finale, pas celle d’un simple match casé en milieu de semaine à expédier. La première minute était d’ailleurs un échantillon parfaitement représentatif : Armand donnait le ton en percutant Gouffran avant d’éliminer deux adversaires et de décocher une frappe du droit que Valverde détournait en corner.
L’intensité du combat qui allait suivre serait du même acabit. Et dans le domaine physique, Bordeaux a du répondant. Il l’avait démontré trois semaines plus tôt sur ses terres et s’est révélé aussi costaud à cinq cents bornes de la maison. Si Bellion vendangeait une première demivolée à dix mètres du but de Landreau (2e), il se montrait plus précis de la tête, après avoir pris le dessus sur Camara (0-1, 17e). Il a suffi de dix minutes de flottement côté parisien pour que Bordeaux trouve l’ouverture et gère son avance au score. Il lui a également suffi de deux contres en fin de match pour donner au résultat une ampleur bien trop sévère pour les Parisiens. Mais ni Diawara (88e) ni Wendel (90e+ 1) n’ont éprouvé la moindre pitié à l’heure de foudroyer leur adversaire.
Cette gestion duscore n’a cependant pas été un long fleuve tranquille. Bousculé dans le combat, agressé à la retombée des ballons, l’actuel dauphin de Lyon résistait autant grâce à la solidité de ses joueurs à vocation défensive qu’à la maladresse de Kezman, deux fois seul face à Valverde (29e et 62e) et deux fois très, très maladroit. La double occasion de Sessegnon puis Luyindula (90e) n’aura même pas permis de relancer l’espoir. Hier, Bordeaux était trop costaud.
DAMIEN DEGORRE

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Un arbitrage défaillant
LE MATCH EN QUESTIONS. – Pas toujours bien placé, M. Ennjimi aurait dû accorder un penalty de chaque côté.

L’ARBITRE AURAIT-IL DÛ SIFFLER AU MOINS UN PENALTY ?

Il y eut d’abord deux actions litigieuses en fin de première période dans la surface girondine. Sur la première (43e), Chantôme fut légèrement touché par le pied de Planus qui s’est ensuite un peu écroulé sur le Parisien.Mais ce dernier en a rajouté et on peut donc considérer qu’il n’y avait pas penalty. En revanche, à la 45e minute, la main d’Alou Diarra était décollée de son corps quand elle intercepta la trajectoire d’une reprise de la tête de Hoarau qui se dirigeait vers le but. Enfin, à la 66e minute, M. Ennjimi a oublié un penalty encore plus flagrant, pour les Bordelais cette fois, Clément crochetant nettement Jurietti dans la surface.

LE PSG AVAIT-IL DÉJÀ ÉTÉ ÉLIMINÉ EN DEMI-FINALES DE LA COUPE DE LA LIGUE ?
Oui, une seule fois. C’était le 2 mars 2002, déjà au Parc des Princes, et déjà par Bordeaux (0-1, but de Pauleta sur penalty, 80e). Les Girondins avaient ensuite battu Lorient (3-0) en finale.

QUEL RECORD A BATTU BORDEAUX HIER SOIR ?
Le 25 avril, au Stade de France, Bordeaux disputera sa cinquième finale de Coupe de la Ligue. Les Girondins devancent donc le Paris-SG (quatre) au nombre de présence en finale, mais pour le rattraper au nombre de victoires (trois), ils devront battre Vannes (L 2) à Saint-Denis. Il s’agira de la quatorzième finale bordelaise

COMBIEN DE JOUEURS ÉTAIENT DÉJA TITULAIRES LORS DU BORDEAUX - PSG (4-0) DU 11 JANVIER DERNIER ?

Douze. Mais huit éléments étaient déjà alignés côté parisien (Landreau, Ceara, Camara, Armand, Sessegnon, Clément, Rothen, Hoarau), contre seulement quatre côté bordelais (Diawara, Diarra, Gourcuff et Chamakh). L’entraîneur girondin, Laurent Blanc, a donc fait tourner son effectif deux fois plus que son homologue parisien, Paul Le Guen. Et même davantage si l’on tient compte du fait que depuis, Sakho est devenu titulaire aux dépens de Traoré au sein de la défense du PSG.

DEPUIS QUAND FERNANDO N’AVAIT-IL PLUS ÉTÉ TITULAIRE ?
Depuis le quart de finale de Coupe de la Ligue du 14 janvier dernier contre Châteauroux (L 2) (2-1). Mais en fait, en L 1, le milieu international brésilien a perdu sa place depuis le début de l’année au profit de son compatriote Jussiê. En effet, Fernando est seulement entré en jeu en seconde période au cours des trois derniers matches de Championnat, contre le PSG (4-0), à Nantes (2-1) et contre Lille (2-2). Mais hier soir, il a marqué des points.
LUC HAGÈGE


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Kezman met tout par terre
L’attaquant serbe du PSG a jeté son maillot au sol lors de son remplacement. Une attitude qui peut lui coûter cher.

EN JETANT SON MAILLOT sur le terrain et en filant direct aux vestiaires sans un regard pour le banc parisien, lors de son remplacement par Fabrice Pancrate (64e), Mateja Kezman a-t-il tout aussi bien jeté au feu ses derniers espoirs de se réconcilier avec le public du Parc des Princes ? L’attitude du Serbe ne restera sans doute pas sans lendemain dans le contexte général d’une défaite qui prive son équipe d’une finale de la Coupe de la Ligue. Il y a des gestes qui ne se pardonnent pas quand la déception s’abat ainsi sur une équipe. La sanction interne plane lourdement au-dessus de la tête de l’attaquant du PSG (voir par ailleurs). L’événement est survenu tout juste après une superbe occasion manquée par le Serbe, tout seul face à Valverde après une magnifique remise de la tête de Hoarau. Kezman ratait son contrôle et permettait au gardien bordelais, excellent hier soir, de sortir dans ses pieds, évitant l’égalisation parisienne. C’était, en l’espèce, la deuxième grosse occasion que l’ancien meilleur buteur du Championnat des Pays-Bas (en 2001, 2003 et 2004 avec le PSV Eindhoven) manquait. À la 29e minute déjà, il avait perdu son duel avec Valverde. Pour autant, Kezman n’avait pas été inutile dans ce match. Il donnait même l’impression d’un joueur nourri des meilleures intentions, autant par ses appels que par son application à s’intégrer dans le collectif du PSG.

Le retour des vieux démons


Mais il n’a pas digéré son remplacement, relançant, en même temps que sa tunique, un débat qui va rebondir concernant sa place véritable dans l’effectif parisien. Tout va remonter à la surface, et d’abord le rappel qu’il est, ici, l’homme d’un président qui, lui, n’y est plus . Kezman , 150 000 euros de salaire mensuel, est le choix de Charles Villeneuve, un choix qui n’allait pas dans le sens de Paul Le Guen, lequel n’avait pas caché sa préférence pour le Rennais Jimmy Briand. Le ver est dans le fruit depuis le début de la saison, et les doutes émis quant à la capacité de l’attaquant de vingt-neuf ans, né à Belgrade, n’ont jamais été levés.
Depuis son départ des Pays-Bas, où il a inscrit 107 buts en Championnat en quatre saisons, Kezman n’a plus jamais justifié son statut de chasseur des surfaces. Pas plus à Chelsea qu’à l’Atletico Madrid ou à Fenerbahçe. Très peu aligné en Championnat, où il n’a inscrit qu’un but en seize apparitions, Kezman n’avait que les Coupes pour espérer refaire le chemin perdu. La lumière s’était pourtant rallumée un peu. Il vient de marquer deux fois à Ajaccio en Coupe de France (3-0) et on pouvait donc penser que la paix allait revenir entre lui, ses coéquipiers, son entraîneur, son public.
Il s’était retenu au dernier moment de venir dire sa mauvaise humeur devant la presse après la défaite contre Toulouse (0-1), fin octobre. Il avait même demandé à suivre un programme physique particulier et accepté sans ronchonner de faire un détour avec l’équipe de CFA. Mais, hier soir, les démons l’ont repris alors même que le PSG luttait pour revenir à la vie. Les nouvelles sont mauvaises pour lui et les silhouettes de Hoarau, Giuly ou Luyindula représentent désormais d’immenses obstacles à une rédemption que son geste a peut-être condamnée pour de bon. Dans le contrat de Kezman, prêté pour un an, figure une clause d’achat de 3,5 millions d’euros en cas de maintien en L 1 du PSG. Mais c’est plutôt du maintien de Kezman dont il est question désormais, même s’il est venu, hier soir, en salle de presse, présenter ses excuses après avoir eu une discussion serrée avec Paul Le Guen et son nouveau président, Sébastien Bazin. « Je tiens à présenter mes excuses aux supporters, à l’entraîneur et aux joueurs, a expliqué le Serbe. Cela ne m’était jamais arrivé auparavant, mais je vis l’un des moments les plus difficiles de ma vie de footballeur. Jeter mon maillot était de la colère contre moi-même, car cela ne me correspond pas de rater une aussi grosse occasion. Je sais que c’est difficile à comprendre, mais je suis un homme de caractère et j’ai agi avec mon coeur. Je ferai de mon mieux pour prouver à l’avenir que je vaux beaucoup mieux que cela. En ce moment, je ne donne que 10 %du vrai Kezman, mais je vais prouver à tout le monde que je peux encore gagner et réussir avec ce club. Je réitère encore mes excuses auprès de tous. »

JEAN-MARC BUTTERLIN (avec R. D. et L. Ha.)

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PAUL LE GUEN, l’entraîneur parisien, fustige le comportement de Kezman.

« C’est inacceptable ! »

« AVEZ-VOUS VU Kezman jeter son maillot sur la pelouse lors de son remplacement ?
– Oui, j’ai vu son geste. Je n’avais d’ailleurs jamais connu ça.
– Qu’en pensez-vous ?
– Il s’agit d’un geste qui compte. C’est un manque de respect vis-à-vis du club. Comme je suis membre de ce club, je le prends aussi pourmoi.À lui de venir s’expliquer et de présenter des excuses très fortes. C’est la moindre des choses. J’aurai une discussion avec lui. La plupart du temps, je suis guidé par le souci de ne pas perdre les joueurs, de les accompagner dans leur frustration quand ils ne jouent pas. Mais le club, l’institution, reste au-dessus de tout. Je ne le perds pas de vue. Et son geste est inacceptable !
– Risque-t-il un licenciement ?
– Il y a un risque au regard de ce manque de respect. Mais je parle en tant qu’entraîneur. Après, ce n’est pas à moi de prendre une telle décision. Mais il y aura sanction. »
– B. Li.

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RÉACTIONS
Laurent BLANC (entraîneur de Bordeaux) : « Nous étions tous conscients qu’il y avait une place en finale au bout, et nous sommes très satisfaits. Le score ne reflète pas la physionomie du match en seconde mi-temps, notre jour de récupération en moins a pesé. Heureusement, nous avons su profiter des espaces en fin de match. Nous avions décidé de renforcer notre présence au coeur du jeu avec Fernando, car on savait que ces matches se jouent d’abord dans ce secteur. Par moments, dans la conservation du ballon, nous avons vraiment fait preuve de beaucoup de maîtrise. Pendant 25 minutes en première période, nous avions la mainmise sur le match, puis nous avons permis aux Parisiens de revenir dans le jeu. On n’a pas tant dominé que ça, Paris nous a bien gênés. Pour jouer le jeu qu’on préconise, il faut être au top physiquement et ce n’est pas encore le cas. La force de Bordeaux, c’est d’avoir un effectif qui permet de jouer tous ses matches en restant performant. Est-ce que nous sommes favoris pour la finale ? Nice était aussi favori contre Vannes, nous avons énormément de respect pour cette équipe. Si elle est là, c’est qu’elle le mérite. » – R. D.
WENDEL (Bordeaux) : « C’est une très belle soirée. On a eu la chance de marquer vite, ensuite Paris a pressé, mais on a été costauds derrière. En deuxième mi-temps, le coach a fait des changements et on a contré deux fois pour plier le match. Gagner 3-0 au Parc des Princes, ça n’arrive pas tous les jours. C’est une semaine difficile et Marseille nous attend encore. Depuis la trêve, l’équipe est en confiance. Les perspectives sont bonnes autant pour moi que pour le groupe. Il reste quatre mois et demi de compétition et il peut encore nous arriver de très belles choses. » – J.-M. B.
Marouane CHAMAKH (Bordeaux) : « Kezman a eu une réaction humaine à chaud. Il a marqué son ras le bol. Je ne suis pas à sa place, mais c’est dur d’être sifflé. En plus, on ne l’a pas aidé car il a manqué de réussite. Il a eu une réaction qui l’a un peu dépassé. Je n’ai jamais connu ça à Bordeaux où on est toujours soutenus par le public, même dans les mauvais moments. Kezman doit regretter son geste car un maillot représente tout, le club, les supporters et tous les passionnés. J’espère que ça va s’arranger pour lui et le Paris-SG. » – B. Li.
Jean-Louis TRIAUD (président de Bordeaux) : « Ça a été beaucoup moins facile qu’à domicile le 11 janvier (20e j., 4-0). On a su marquer assez vite, puis Paris a couru après le score. Onamis deux buts en contre, à la fin, qui nous ont soulagés, mais le PSG fut bien plus difficile à jouer. Contre Vannes, en finale, il faudra surtout les respecter, car n’importe qui peut se sublimer sur ce genre de matche. On a perdu une demifinale de Coupe de France contre une équipe de CFA (Calais en 2000, 1-3 a.p.). Ce qui reste une cicatrice pour nous. Donc, on va se méfier. C’est toujours exaltant d’avoir beaucoup de compétitions à jouer. Mais tout est fragile. En Championnat, plusieurs équipes se tiennent à quelques points. Il faut rester lucide et conserver notre style de jeu, notre solidarité et notre envie. » – L. Ha.
Alou DIARRA (capitaine de Bordeaux) : « Nous avons été rigoureux, concentrés, présents et réalistes devant un PSG revanchard et qui ne s’est pas laissé faire. Nous avons maîtrisé notre sujet dans l’ensemble et le plus fort a gagné. Cette Coupe de la Ligue a toujours été un objectif et on a prouvé ce soir (hier) qu’on voulait aller en finale. Maintenant, il faut la gagner. Je n’arrive pas encore à croire que Soulé (Diawara) a marqué. C’est un signe. S’il continue comme ça, on va peut-être être champions. » – B. Li.

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Sakho, apprenti patron

LES JOUEURS PARISIENS. – Âgé de dix-neuf ans, le défenseur central confirme son éclosion.


L’HOMME CLÉ : M. SAKHO, 6
Le grand espoir du PSG en défense grandit vite. Il vient deprolonger son contrat jusqu’en 2013 à des conditions très confortables. Et on comprend l’empressement de ses dirigeants à le faire resigner : sûr, agressif, il s’impose presque comme un patron. Impressionnant dans les duels mais perfectible en relance, il n’a flanché que pour le troisième but, sur lequel il est pris dans son dos par l’appel de Jussiê. Quand le match était fini.

LANDREAU (5) : un jeu au pied imprécis en début de rencontre. Il ne peut rien sur le premier but. Dommage,car ensuite il n’eut que quelques sorties aériennes pour s’occuper avant d’encaisser le deuxième et le troisième, sur lesquels il tente d’anticiper, en vain.Une soirée ultra frustrante.
CEARA (6) : Deux très bons débordements aux dépens de Placente, et une solidité confirmée dans son couloir. Dès que l’espace se libère, il s’y engouffre.
Z.CAMARA (4) : devancé par Bellion sur l’ouverture du score, il ne respire pas la sérénité ces derniers temps. Actuellement, le maillon faible en défense, c’est lui.
M. SAKHO (6) : voir ci-dessus.
ARMAND (6) : son entrée en matière a été tonitruante, avec deux crochets conclus par un tir dès la 1re minute. Après, il n’a pas vraiment décéléré, jaillissant souvent au bon moment.
CHANTÔME (5) : très peu utilisé par Le Guen, il a faim, et ça se voit. Fougueux, pas toujours lucide. Suppléé par GIULY (77e).
CLÉMENT (5) : très préoccupé par les faits et gestes de Gourcuff, dont il a bien limité l’impact. Il aurait dû être sanctionné d’un penalty pour une faute sur Jurietti (66e).
ROTHEN (5) : un retour plutôt saignant. Il ne s’est pas toujours bien compris avec Hoarau dans le replacement défensif. Mais sa sûreté technique et son entente avec Armand pèsent.
SESSEGNON(5) : des éclairs de très grande classe, une jolie passe pour Kezman (29e). C’est de lui que peut jaillir l’étincelle. Mais, hier, il a peiné à se dépêtrer du maillage girondin.
KEZMAN (3) : il est plus facile à trouver qu’en début de saison, il est plus au point physiquement. Mais il souffre d’un dramatique manque de confiance qui lui a fait manquer une occasion énorme (62e) juste avant son remplacement par PANCRATE (64e). En quittant la pelouse, il a ostensiblement jeté son maillot à terre avant de gagner directement le vestiaire. Une attitude qui plombe un peu plus son bilan.
HOARAU (5) : exilé côté gauche, il s’est battu avec sa verve habituelle, mais avec moins de rayonnement. Il a quand même délivré, de la tête, la passe en or gâchée par Kezman avant d’être relayé par LUYINDULA (64e). Ce changement, dicté par le prochain match de L 1 à Nantes, samedi, a été sifflé par le public, qui a bien saisi le nouveau statut de Hoarau : indispensable.
RÉGIS DUPONT

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Les censeurs réintégrés au CA
SÉBASTIEN BAZIN, le nouveau président du conseil d’administration du PSG, a réintégré hier les trois censeurs, ce qui n’avait pu être fait la veille à la fois pour des raisons techniques et parce qu’il régnait encore une certaine confusion à ce sujet. Alain Cayzac, l’ancien président parisien également administrateur de la holding HSE qui détient le club, Annie Lhéritier, membre du Conseil d’État présente au PSG depuis une vingtaine d’années, et Charles Talar, dirigeant historique, participeront aux prochains conseils d’administration au titre de censeurs, ces sages qui n’ont qu’un rôle consultatif. Le nouveau CA du PSG ne comptera donc que deux membres en moins par rapport au précédent : Charles Villeneuve, président démissionnaire, et Jérôme de Metz, représentant de Butler Partners, lui aussi démissionnaire. – D. D.

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PAULETA AMBASSADEUR DU PSG. – Pedro Pauleta a signé, hier, son contrat d’ambassadeur et de superviseur du PSG. Le meilleur buteur de l’histoire du club, présent hier au Parc des Princes, aura notamment pour mission de dénicher quelques joueurs d’avenir évoluant en Europe du Sud. – D. D.

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D'Alessandro
posté 05/02/2009 15:06
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Sakho appelé, de même que N'Gog, pas de Sankharé
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Tunisie - France Espoirs : La liste dévoilée
Pour les Espoirs, 2009 commencera mercredi 11 février (17h45) avec une rencontre amicale en Tunisie. Erick Mombaerts a dévoilé ce jeudi la liste des joueurs retenus pour ce déplacement à Sousse.

Gardiens
Johnny Placide (Le Havre)
Yohann Thuram-Ulien (Monaco)

Défenseurs
Paul Baysse (Sedan)
Lamine Gassama (Lyon)
Cheikh M'Bengue (Toulouse)
Loïc Nestor (Le Havre)
Mamadou Sakho (Paris SG)
Armand Traoré (Portsmouth)

Milieux
Etienne Capoue (Toulouse)
Sofiane Feghouli (Grenoble)
Marvin Martin (Sochaux)
Yohan Mollo (Monaco)
Steve N'Zonzi (Amiens)
Moussa Sissoko (Toulouse)

Attaquants
Mathieu Dossevi (Le Mans)
Jirès Kembo Ekoko (Rennes)
David N'Gog (Liverpool)
Gabriel Obertan (Lorient)
Sloan Privat (Sochaux)
Bakary Sako (Châteauroux)

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girlinlove
posté 05/02/2009 16:01
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05/02/2009 15:36

Foot - Cpe Ligue - PSG - «Kezman est le premier déçu»

Mickaël Landreau s'est exprimé jeudi midi au camp des Loges à l'issue du décrassage sur l'attitude de Mateja Kezman mercredi soir au Parc des princes, lors de la défaite du Paris-SG en demi-finale de la Coupe de la Ligue face à Bordeaux (0-3). Le gardien de la capitale a tenté de désamorcer une affaire qui vaut au Serbe d'être convoqué par l'entraîneur et le président du club parisien. «C'est un geste difficile pour les supporters et le club, a reconnu Landreau. Mais il est le premier déçu. Il est venu s'excuser auprès des joueurs. Maintenant, les choses vont se régler tranquillement. On a besoin de tout le monde car on a encore énormément de matches.» Les supporters peuvent-ils passer l'éponge ? «Citez-moi un joueur à Paris qui a été épargné par les sifflets du public ? Raï, Weah et même Lama, tous sont passés par des moments difficiles ! On sera solidaires jusqu'à la fin de la saison.»

Landreau a également donné son sentiment sur la démission de Charles Villeneuve de son poste de président. «Son départ en pleine saison, ce n'est pas positif pour le club. J'aurais souhaité que ça se poursuive (avec lui). On n'a pas spécialement besoin d'affaires qui peuvent éventuellement nuire, ce n'est souhaitable pour personne», assure l'ancien nantais qui retrouvera le FCNA samedi à la Beaujoire. «C'est un match bizarre à préparer, c'est toujours un match à part. Nantes a besoin de points pour le maintien, ce ne sera pas simple. Ils sont plus à l'aise à l'extérieur qu'à domicile mais face au PSG, c'est différent... Il faut vite se remobiliser.» - C. MICHEL, au camp des Loges.
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11G
posté 05/02/2009 20:56
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Kezman : « Mon futur est ici »

Mateja Kezman, qui a poussé le Parc des Princes à bout mercredi en laissant son maillot sur le terrain au moment de sa sortie contre Bordeaux (0-3), a réalisé une opération de communication dont le message était limpide, jeudi, sur RMC Info : il s'excuse encore et encore, il «aime profondément ce club», «regrette profondément son geste», «acceptera (sa) sanction» et ne conçoit pas son futur ailleurs qu'au PSG. Le but de la manoeuvre est clair : obtenir une deuxième chance auprès des supporters. «Je voudrais leur demander de me pardonner. Tout simplement. Je vais essayer de faire le maximum pour qu'ils voient le vrai Mateja Kezman parce que pour le moment, il n'ont vu que 10%-15% de Kezman.»

«Je m'en suis voulu toute la nuit, a raconté Kezman sur RMC Info, revenant sur sa sortie à la 64e minute à la place de Pancrate. Je tiens à préciser que j'aime le PSG. Je veux m'excuser auprès de ses supporters car j'aime profondément ce club. J'ai toujours eu des relations superbes avec les supporters des clubs dans lesquels j'ai joués. J'ai un caractère assez fort et trempé, mais j'étais triste après ce geste.» Il assumera la sanction, quelle qu'elle soit. «J'ai transgressé les règles. J'accepterai toute forme de sanction. Je suis très clair à ce niveau-là.»

Evoluer dans ses relations avec Le Guen
Le Serbe dit ne penser qu'au futur. «Je vais tout faire pour rendre heureux le Parc des Princes et honorer le public. Je vais donner le maximum, même si je ne joue que quelques minutes. Je vais continuer à me battre. Je vais essayer de prouver que je peux m'imposer à Paris. Ce groupe est très fort, fantastique. Je suis très heureux parce que les joueurs sont venus me voir car ils voyaient que j'étais très triste. On a échangé dans le vestiaire. Je suis fier de jouer, dans ce grand club. J'aime cette ville. Mon futur est ici. J'adorerais rester ici. Je me sens comme un joueur du PSG et c'est mon objectif que de rester ici.»

Autre message clairement exprimé : ses relations avec Le Guen doivent évoluer. «Est-ce que je dois aller plus vers lui ? Est-ce qu'il doit plus venir ? Je suis quelqu'un de sensible à ce niveau-là. Les notions humaines dans un groupe m'importent beaucoup.» Il dit s'être entretenu avec l'entraîneur sur le fait que celui-ci ne souhaitait pas spécialement sa venue. «Les négociations sur ma venue ont duré quelques semaines. Mais j'ai fait une très bonne saison en Turquie l'année dernière et un quart de finale de Ligue des champions il y a deux ans, rappelle Kezman. Je sais ce que je vaux. J'ai un palmarès. Mais les contacts n'ont pas été faciles au début.» Le Guen, qui se demandait mercredi «comment ne pas perdre» le joueur, peut au moins être rassuré sur sa détermination à rebondir. Le reste lui appartient. Ainsi qu'aux tribunes du Parc.


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Orton
posté 06/02/2009 12:42
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Foot - L1 - Paris-SG - Kezman a vu Bazin

Convoqué vendredi matin au Parc des Princes par la direction du club, suite à son geste d'humeur survenu mercredi contre Bordeaux (0-3), Mateja Kezman est arrivé à 10h35 au siège du Paris-SG avant d'en repartir précisément une heure plus tard. Le Serbe, qui s'était déjà entretenu la veille avec son entraîneur Paul Le Guen, a cette fois rencontré son président Sébastien Bazin, ainsi que Philippe Boindrieux, le nouveau directeur général du club. Aucune information n'a pas pour l'instant filtrée de cet entretien. Le Paris-SG a par ailleurs indiqué que la décision (et éventuelle sanction) serait annoncée rapidement via un communiqué. Avec C. MICHEL, au Parc des Princes.


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D'Alessandro
posté 06/02/2009 16:22
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Mateja Kezman risque gros
Coupable d’avoir jeté son maillot lors de son remplacement, mercredi, durant le match contre Bordeaux (0-3), l’attaquant serbe du PSG connaîtra sa sanction ce matin. Il est convoqué au Parc des Princes par Sébastien Bazin, le président actionnaire.

Les grandes lignes de la punition infligée à Kezman ont été arrêtées hier au siège du PSG. Au coeur de l’après-midi se tenait une réunion entre Paul Le Guen, Philippe Boindrieux, directeur général, et Bazin. Plus tôt, l’attaquant serbe, laissé au repos le matin, en accord avec la direction, et Le Guen, avaient conversé au téléphone.

A l’heure où la sanction va tomber, les questions sur le « cas Kezman » ne manquent pas.

Son caractère est-il en cause ? Il se donne volontiers des airs de mauvais garçon. Mais dans l’intimité du vestiaire, ses coéquipiers l’apprécient. Il s’entend notamment très bien avec Peguy Luyindula. Sur le terrain, Kezman est volontiers râleur, palabre avec l’arbitre et se chamaille avec ses adversaires. Mais jusque-là, il ne dépassait pas les bornes. Il n’a d’ailleurs reçu qu’un seul carton jaune cette saison en championnat. En équipe nationale de Serbie, en revanche, il n’a pas toujours montré la même sportivité. En 2004, lors de l’Euro, il n’a joué que 44 secondes contre la Norvège avant d’être expulsé. Et il a récidivé, pendant le Mondial 2006, en recevant un carton rouge face à l’Argentine. Depuis, il n’a plus rejoué avec son pays. Kezman se résume peut-être parfaitement au tatouage de son avant-bras gauche : « Seul Dieu peut me juger »…

A-t-il tous les torts ?

Mercredi, Mateja a peut-être disputé l’une de ses meilleures parties sous le maillot du PSG, malgré son manque de réussite devant le but, symbolisé par un raté énorme (63 e ). Le jet de son maillot est le résultat d’une énorme frustration, née de ce match, mais aussi de ses décevantes prestations. Dans la capitale, l’ex-joueur de Chelsea n’a inscrit que 6 buts, dont un seul en L 1. Surtout, ses relations avec Le Guen n’ont jamais été très bonnes. L’entraîneur a accepté Kezman dans son effectif, alors qu’il voulait le Rennais Jimmy Briand. Et à plusieurs reprises, l’incompréhension entre les deux hommes a failli exploser, comme le soir de PSG - Toulouse (0-1), où le Serbe avait voulu critiquer son coach publiquement avant d’en être empêché. Kezman reproche à Le Guen de ne pas le mettre en confiance pour qu’il donne sa pleine mesure. Hier, sur RMC, Kezman a levé le voile sur sa relation avec l’entraîneur : « Dois-je aller plus vers lui ? Doit-il venir plus vers moi ? Je suis quelqu’un de sensible sur ce plan-là. Les notions humaines dans un groupe m’importent beaucoup. »

Jouera-t-il à nouveau au Parc ?


Tout dépend évidemment de la sanction dont il va écoper. Au minimum, Kezman devrait être mis à pied. Son absence du groupe peut durer trois jours, comme plusieurs semaines. Pendant ce laps de temps, il ne pourra donc pas mettre les pieds ni au Parc des Princes, ni au camp des Loges. Son salaire ne sera également pas versé. Le licenciement, une piste qui n’était pas privilégiée hier soir, fait partie de l’éventail des sanctions. Lorsque Kezman aura purgé sa « peine », il n’est pourtant pas sûr de retrouver sa place sur le banc. Mercredi soir, Paul Le Guen s’est montré très agacé par son comportement. A la question, « Rejouera-t-il ? », il s’est contenté d’un « On verra ». Il n’est donc pas exclu que l’entraîneur envoie son joueur quelques semaines en réserve. Enfin, le public parisien ne devrait pas lui pardonner de sitôt. Dans l’immédiat, un retour au Parc semble compliqué.

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Les précédents dérapages

«Dans ma vie d’entraîneur, je n’ai jamais vu ça », déclarait Paul Le Guen, mercredi, en conférence de presse d’après-match. En effet, jamais un Parisien n’avait jeté son maillot à terre dans un geste de colère. En revanche, certains joueurs se sont déjà illustrés par quelques dérapages.

Le dernier en date est Vikash Dhorasoo. Lors de la saison 2006-2007, l’international français, lassé d’être écarté, conteste dans nos colonnes, le 23 septembre 2006, les choix de Guy Lacombe, l’entraîneur de l’époque. La sanction ne tarde pas : il est mis à pied, puis licencié. Quelques mois auparavant, à la suite d’un PSG - Le Mans (0-1), le 18 février 2006, Dhorasoo et Jérôme Rothen seront envoyés en CFA. Mécontents d’avoir été remplacés, le premier avait en effet quitté l’enceinte du Parc des Princes, alors que le second était sorti en brocardant son entraîneur.

Autre dérapage : le 17 décembre 2006, lors de PSG - Nice (0-0), Bernard Mendy fait un bras d’honneur en direction des tribunes à qui il reproche de le siffler régulièrement. Il présentera ses excuses quelques jours plus tard, mais sera néanmoins sanctionné financièrement par le club.

Enfin, Marko Pantelic, l’attaquant serbe qui n’a porté le maillot parisien qu’une saison (1997-1998), se fait remarquer, lui aussi, pour un bras d’honneur. Un geste effectué alors qu’il s’échauffait derrière un but et adressé à son entraîneur, Ricardo, lors d’un PSG - Lens (2-0) disputé le 25 octobre 1997, parce que l’entraîneur brésilien ne l’avait pas fait entrer en jeu. Alors âgé de 18 ans, l’attaquant terminera la saison en réserve.

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Le geste de Mateja Kezman mérite-t-il une sanction ?

Saïd Bensater,47 ANS, INFORMATICIEN, RABAT (MAROC): « Bien sûr. Un match comme celui-ci est regardé par des millions de téléspectateurs. Quel bel exemple pour nos jeunes ! Ce geste d’humeur me rappelle le coup de boule de Zidane lors de la dernière Coupe du monde. Les joueurs de foot ne doivent en aucun cas laisser paraître leur agressivité sur le terrain.
Pour moi, il doit rester sur le banc un bon moment pour y réfléchir. »

Floriane Blot , 22 ANS , ETUDIANTE , VERSAILLES (78) : « Non. Je me mets à sa place et je me dis que pour avoir eu cette réaction, il devait sûrement avoir des raisons. Pour une fois qu’il jouait, j’imagine qu’il devait avoir un maximum de pression sur les épaules. Il a beau avoir raté une action importante, l’erreur est humaine. Je mets son geste sur le compte de la déception. On ne peut pas juger l’avenir d’un joueur sur un match. »

Dimitri Kanga , 22 ANS, ETUDIANT , SAINT-OUEN-L’AUMONE (95
): « Oui, même si je pense qu’ils ne se sont pas compris avec Paul Le Guen. D’un côté, on a un joueur qui rate l’immanquable. De l’autre, l’entraîneur qui a déjà prévu de le sortir avant même son action de but. Kezman a dû croire que son entraîneur lui en voulait. C’est plus qu’un maillot qu’il a jeté à terre, c’est l’institution PSG. Je pense qu’il va passer pas mal de temps en CFA. »

Bruno Cortes , 50 ANS, CHEF EGOUTIER , AMIENS (80):
« Non, c’est Le Guen qui doit l’être ! Il ne doit jamais titulariser Kezman pour une demi-finale de Coupe de la Ligue. Son choix est incompréhensible . Kezman avait déjà le public à dos, si en plus son entraîneur le lâche publiquement, c’est normal qu’il pète les plombs. Si ça se trouve, c’était même un coup monté de Le Guen pour l’écarter définitivement. »

Alain Muller, 66 ANS, RETRAITÉ , NOYON (60): « Oui. C’est comme si un ouvrier jetait son casque ou sa boîte à outils devant son patron parce qu’il en a marre de travailler. Il serait licencié sur-le-champ. Les footballeurs sont vraiment des enfants gâtés par l’argent. Ils se permettent tout et n’importe quoi. Avec les moyens dont dispose le PSG, les dirigeants pourraient quand même mieux recruter. »

Le Parisien

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Kezman va payer
Ce matin, l’attaquant serbe sera reçu par son président. Sa sanction après le jet de son maillot, mercredi, devrait être lourde.

LE PARIS-SG n’a pas été simplement éliminé de la Coupe de la Ligue par Bordeaux (0-3) mercredi soir, lâchant une des quatre compétitions qu’il guignait encore. Pour la première fois de la saison, il a ajouté un volet sportif à l’atmosphère de crise qui entoure le club. Au coeur de l’affaire, Mateja Kezman, coupable d’avoir jeté son maillot sur la pelouse au moment de son remplacement par Fabrice Pancrate.

POURQUOI KEZMAN A-T-IL CRAQUÉ ?

Quand Mateja Kezman est rappelé sur le banc par Paul Le Guen, peu après l’heure de jeu, il vient de manquer une occasion énorme. Il est encore sous le coup de la déception et des sifflets qui dégringolent des tribunes. Et il prend son remplacement comme une sanction de ce raté, alors qu’il avait été décidé avant. D’où son jeter de maillot puis son retour direct au vestiaire en ignorant son entraîneur. « Je vis l’un des moments les plus difficiles de ma vie de footballeur », expliquera l’attaquant un peu plus tard en salle de presse.
Ses premiers mois parisiens sont effectivement ratés. Il a marqué un seul but en Championnat, un penalty, lors de la première de ses deux titularisations (face à Nantes, 1-0, 5e journée). Depuis, il n’effectue que des bouts de matches en Ligue 1 (407 minutes en tout). Surtout utilisé lors des compétitions annexes (Coupes de l’UEFA, de la Ligue et de France), le Serbe rumine. Ces dernières semaines, il semblait décidé à tout renverser, réclamant un programme spécifique de remise en forme qui est passé, entre autres, par une rencontre contre une sélection d’Espoirs français avec l’équipe de Championnat de France amateur parisienne, à Clairefontaine (le 20 janvier). « Je m’en suis voulu toute la nuit. Encore une fois, je le regrette profondément », a-t-il admis hier sur l’antenne de RMC.
En privé, Kezman chercherait désormais à faire comprendre que son geste ne serait que le fruit d’une trop grande pression. Mais si Le Guen n’était effectivement pas favorable à son recrutement à l’été 2008 (il préférait Jimmy Briand), il avait ces derniers temps tenté de donner sa chance à un joueur recruté selon la volonté de l’ex-président du PSG, Charles Villeneuve. Kezman tente aussi de s’appuyer sur le vestiaire, où il compte encore quelques soutiens. « Il est le premier déçu, a rappelé Mickaël Landreau hier. Il est venu s’excuser auprès des joueurs. Maintenant, les choses vont se régler tranquillement. On a besoin de tout le monde. » Mais ces soutiens vont quand même en s’amenuisant.

QUE VA-T-IL SE PASSER ?

Hier matin, Mateja Kezman n’était pas à l’entraînement. Une absence « convenue », a expliqué le club. Dans l’après-midi, il devait rencontrer Paul Le Guen, un rendez-vous qui a été annulé. Ce matin, il doit rencontrer Sébastien Bazin, le président du PSG, et Philippe Boindrieux, directeur général du club. « J’ai transgressé les règles. J’accepterai toute forme de sanction », affirme Kezman, déjà écarté par Paul Le Guen : il ne figurera certainement pas dans le groupe qui partira à Nantes cet après-midi (il est remplacé par Charbonnier). Les sanctions ne devraient pas être anodines, et pas seulement financières. Le PSG a été sali, dit-on au club, qui plus est à l’occasion du premier match de Sébastien Bazin en tant que président. Le licenciement pour faute grave aurait même été envisagé. Problème : juridiquement, c’est compliqué. Peut-on se séparer de quelqu’un pour un maillot jeté au sol ? À la fin de la saison, un chèque de trois millions et demi d’euros doit être signé à Fenerbahçe pour conclure un transfert rendu définitif par le maintien d’ores et déjà assuré du PSG en L 1. Les commentaires malicieux iraient bon train sur la façon qu’a le PSG de réduire son déficit. En revanche, rien n’empêche de mettre le joueur à l’index pour une longue période.
D’autre part, le coup de sang de Kezman est intervenu quatre jours après l’irruption de Peguy Luyindula en salle de presse pour évoquer son cas personnel, au soir de PSG-Caen (2-0). Comme si, ces derniers temps, les préoccupations individuelles prenaient le pas sur l’intérêt collectif à Paris. Du coup, Paul Le Guen, garant de l’unité du vestiaire, et Sébastien Bazin, gardien de l’institution PSG, ont une raison supplémentaire de réaffirmer vivement leur autorité. Après tout, Vikash Dhorasoo avait été licencié, sous l’administration Cayzac, pour avoir publiquement dit du mal de son entraîneur (Guy Lacombe).
RÉGIS DUPONT (avec D. D.)

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Dagoberto
posté 06/02/2009 16:25
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Kezman mis à pied

Mateja Kezman devrait être mis à pied durant quinze jours, a annoncé la direction du PSG sur le site officiel du club. L'attaquant serbe est sanctionné pour avoir jeté son maillot au sol au moment de son remplacement par Fabrice Pancrate lors de la demi-finale de la Coupe de la Ligue perdue contre Bordeaux (0-3), mercredi. «Un geste inacceptable», rappelle le club dans son communiqué. Il connaîtra sa sanction définitive le 10 février. En attendant, il est mis à pied à titre conservatoire

«Par ces mesures, le Paris Saint-Germain tient à réaffirmer l'importance qu'il accorde aux valeurs et à l'ambition du Club et la nécessité, en toutes circonstances, de faire preuve de respect vis-à-vis de l'institution qu'est le Paris Saint-Germain, de son équipe, de ses supporters et de tout ceux qui participent à son rayonnement», explique le club.

L'ancien joueur du PSV Eindhoven a été reçu ce vendredi matin par Sébastien Bazin et Philippe Boindrieux. «Lors de cet entretien, la Direction du Club tout en prenant en compte les explications et les excuses formulées par le joueur, a tenu à réaffirmer l'indispensable respect des valeurs du Club, en particulier par les joueurs qui sont ses premiers représentants.»


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Varino
posté 06/02/2009 16:27
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Mateja Kezman a été reçu
Communiqué | 06/02/09 | 15:53


A la suite de la demi-finale de Coupe de la Ligue du mercredi 4 février, la Direction du Paris Saint-Germain a rencontré Mateja Kezman afin d'obtenir des explications sur son inacceptable geste au moment de son remplacement.

Lors de cet entretien, la Direction du Club tout en prenant en compte les explications et les excuses formulées par le joueur, a tenu à réaffirmer l'indispensable respect des valeurs du Club, en particulier par les joueurs qui sont ses premiers représentants.

Au cours de cet entretien, la direction du Club a indiqué à Mateja Kezman qu’elle envisageait de le mettre à pied pour une durée de 15 jours. Par ailleurs, à l’issue de cette période, Mateja Kezman devra prouver aux dirigeants du Club qu’il peut porter à nouveau le maillot de l’équipe première du Paris Saint-Germain. La décision du Club sera communiquée à Mateja Kezman mardi 10 février. En attendant, le joueur est mis à pied à titre conservatoire.

Par ces mesures, le Paris Saint-Germain tient à réaffirmer l'importance qu'il accorde aux valeurs et à l'ambition du Club et la nécessité, en toutes circonstances, de faire preuve de respect vis-à-vis de l'institution qu'est le Paris Saint-Germain, de son équipe, de ses supporters et de tout ceux qui participent à son rayonnement.


La Direction du Club

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Beuzech
posté 06/02/2009 16:31
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Foot - L1 - PSG - Hoarau absent à Nantes

Victime d'une entorse du ligament latéral interne du genou et contraint de jouer avec un strap face à Bordeaux en milieu de semaine, Guillaume Hoarau a été laissé au repos par Paul Le Guen, qui ne souhaite prendre aucun risque avec son attaquant, meilleur buteur de Ligue 1 actuellement. Le technicien breton espère le récupérer pour la réception de Saint-Etienne.


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Dubdadda
posté 06/02/2009 20:37
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Légende
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Paul Le Guen : « Le club avant tout »

Avant le match de samedi à Nantes, Paul Le Guen revient sur la mise à pied de Kezman, sur l’état d’esprit dans lequel il aborde le match à La Beaujoire et les options à envisager dans le secteur offensif.

Paul, Mateja Kezman a donc été mis à pied suite à son geste lors de PSG-Bordeaux…

« Effectivement, suite à une réunion avec Sébastien Bazin et Philippe Boindrieux, la direction du club a décidé de mettre Mateja Kezman à pied pour une durée de 15 jours. Il était indispensable de marquer le coup, de laisser un peu de temps. Après cette période, on fera le point avec lui, il y aura des échanges pour savoir comment aborder les choses dans le futur. Une décision a été prise. A moi, en tant qu’entraîneur, de m’y adapter. Je réfléchis aux échéances futures, d’abord sans lui, puis peut-être avec lui. »

Après la défaite de mercredi dernier au Parc, comment abordez-vous la rencontre de samedi à Nantes ?

Nous nous sommes relevés après l’élimination contre Bordeaux. Je pense que malgré l’échec, on a donné ce qu’on a pu. Nous avons perdu de façon logique face à un adversaire supérieur. Mais j’ai le sentiment que nous avons vraiment essayé, nous avons été généreux sur le terrain, les regrets sont donc moindres. C’est décevant de s’arrêter aux portes du Stade de France mais nous sommes encore engagés dans trois belles compétitions, avec une troisième place en championnat à défendre dés samedi. Ce match à la Beaujoire sera une rencontre difficile : on a laissé beaucoup de force dans la bataille mercredi et l’équipe de Nantes joue de mieux en mieux. Elle s’est éloignée de la zone de relégation. Il faudra être solides mentalement et faire preuve de générosité. »

Pour vos prochains matches vous allez devoir vous passer de deux attaquants suite à la mise à pied de Kezman et à la blessure de Hoarau. Allez-vous changer votre tactique de jeu pour le match contre Nantes ?

En effet, Guillaume Hoarau souffre d’une entorse du ligament interne. Malgré sa sortie prématurée ce mercredi, il ressent encore une douleur et il est donc préférable de le laisser au repos jusqu’au match de Saint-Étienne. C’est vrai que Guillaume est devenu peu à peu un joueur important de l’équipe, aussi bien sur le terrain que dans la vie du groupe. Il existe cependant d’autres solutions offensives. Je vais d’ailleurs intégrer trois jeunes pour le match de samedi : Maxime Partouche, Tripy Makonda et Gaëtan Charbonnier, qui réalise de bonnes choses avec la CFA puisqu’il a notamment inscrit un doublé le week-end dernier (face à Quimper). »

Où en êtes-vous de votre prolongation de contrat ?

« Pour l’instant, je me concentre sur mon rôle d’entraîneur. Je veux simplement réaliser mon travail jusqu’à la fin de la saison : décider du groupe, programmer les entraînements et diriger l’équipe… Ce qui prime avant tout, c’est le club et ses résultats. Pour le moment, je n’ai pas envie de penser à une prolongation ou à un départ. »

Paul Le Guen au sujet de Zoumana Camara

« Zoumana reste une pièce importante de l’équipe et je continue à lui faire confiance. Sur les postes défensifs plus que dans n’importe quel autre secteur de jeu, la stabilité est nécessaire. Zoumana a parfois des moments difficiles, mais il faut qu’il retrouve sa constance, ce que lui permettra certainement sa force de caractère. »


Source : PSG.fr
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ikki
posté 07/02/2009 10:32
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ikki c'est Paris
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Paris veut retrouver le sourire à Nantes

Au terme d’une semaine marquée par l’élimination en Coupe de la Ligue et l’affaire Kezman, le PSG espère bien rebondir ce soir, à Nantes, malgré l’absence de son buteur, Guillaume Hoarau.

Le PSG a la gueule de bois et Sébastien Bazin déteste ça. Les trois derniers jours ont été pénibles et le contexte n’est pas idéal pour tenter de décrocher une troisième victoire d’affilée en championnat, ce soir à Nantes. Si le changement de président s’est déroulé sans surprise ni fracas, la claque en Coupe de la Ligue devant Bordeaux (0-3) et l’affaire Kezman ont considérablement alourdi le climat.
Du coup, Bazin, qui soulignait mardi que sa présidence serait « non exécutive », a passé près de six heures au Parc des Princes hier pour remettre de l’ordre dans la maison. Après avoir réglé le cas Kezman, il s’est entretenu avec les salariés puis les joueurs. Quelque peu tendu, le patron de Colony Capital a affiché sa détermination et son intransigeance face au respect des valeurs du club.

A quitte ou double

Hier après-midi, malgré cette ambiance oppressante, c’est un Paul Le Guen calme, détendu et souriant qui s’est présenté face aux médias : « Je ne me laisse pas perturber par la mousse autour du club et je sais aller à l’essentiel. » Par l’essentiel, comprenez le championnat. Si l’aspect sportif est souvent relégué au second plan ces derniers temps, rappelons effectivement que le PSG est troisième de L 1, avec un point d’avance sur Marseille et trois de retard sur Bordeaux. Or, ces deux équipes se rencontrent demain soir et l’une ou l’autre (voire les deux) laissera des plumes en route.

Sur cette journée, Paris joue à quitte ou double. En cas de succès à la Beaujoire, il consoliderait sa place sur le podium et, accessoirement, ramènerait de la joie à tous les niveaux. Avec un nul ou une défaite, il pourrait voir Rennes et Toulouse le dépasser à nouveau. « Nantes va beaucoup mieux, mais je les trouve un tout petit peu moins à l’aise à domicile qu’à l’extérieur. On va peut-être en profiter, note Paul Le Guen néanmoins soucieux de l’état de forme de ses troupes. On a joué mercredi en étant très généreux ; j’espère qu’on aura bien récupéré sur les plans physique et psychologique. » Car la correction infligée par Bordeaux peut laisser des traces. « On a le sentiment d’avoir tout donné face à un adversaire qui a quelque chose de plus que nous, poursuit Le Guen. Dans ces cas-là, les regrets sont moindres. On est bien classés en championnat, l’objectif est suffisamment fort pour remobiliser tout le monde. »

Lors de ses dix derniers déplacements à Nantes, le PSG ne s’est incliné que deux fois. Cette année, malgré l’absence de Guillaume Hoarau, il est armé pour confirmer cette tendance. Cela aurait le mérite de redonner le sourire à Sébastien Bazin.

Laurent Perrin (avec A.H.) le 07.02.2009


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Hoarau absent, Giuly en profite

Victime d’une entorse du ligament latéral interne du genou gauche, Guillaume Hoarau ne sera pas du déplacement à Nantes. Une première en L 1 pour le Réunionnais qui n’intervient pas au meilleur des moments. Avec la mise à pied de Mateja Kezman, Paul Le Guen compte deux attaquants en moins dans un secteur normalement bien fourni.

« C’est dommage. Il sentait déjà des douleurs à la mi-temps l’autre jour (NDLR : Hoarau est sorti à la 64 e minute mercredi en demi-finale de la Coupe de la Ligue face à Bordeaux) , explique l’entraîneur parisien. Mais j’espère le récupérer pour Saint-Etienne (NDLR : samedi prochain) . » Le Guen devrait titulariser Giuly aux côtés de Luyindula en attaque. L’ancien Barcelonais va pouvoir profiter de l’aubaine pour effacer son non-match face à Caen. Pour le reste, l’équipe devrait rester inchangée. Camara, décevant lors de ses deux dernières sorties, semble profiter de la confiance indéfectible de Le Guen au détriment de Traoré (voir ci-contre) , alors que Sakho s’installe en défense centrale. Quant à Makelele au repos face à Bordeaux, il réintègre le milieu défensif à la place de Chantôme.

F.G. le 07.02.2009


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« Le PSG ne me fait pas peur »
Waldemar Kita, président du FC Nantes


A la veille d’accueillir le PSG, le dirigeant nantais a loué le travail effectué par Elie Baup.

Après la défaite à Paris (1-0, 5 e journée), vous étiez derniers avec 1 point. Vous êtes 12 e avec 26 points. Comment expliquez-vous cette remontée ?
Waldemar Kita. Au début de la saison, Jean-Michel Larqué a dit, dans tous les médias, que l’entraîneur qui prendra Nantes sera le meilleur de France si le club reste en L 1.
J’espère bien qu’Elie Baup sera le meilleur entraîneur de France.

Depuis PSG - Nantes, vous avez pris 25 points en 17 matchs et Paris, qui est 3 e , 29. Avec un meilleur début de saison, vous seriez à la lutte pour les places européennes…
Ce sont des conclusions mathématiques. Je ne suis pas là pour dire que le nouvel entraîneur est le meilleur et que celui d’avant n’était pas bon. Nous avons travaillé, recruté, intégré des joueurs. Le calme et la sérénité se sont installés dans le groupe.

Que pensez-vous du PSG ?
Au match aller, pour le premier match d’Elie Baup, on a perdu sur un penalty inexistant. L’arbitre m’a dit s’être trompé plus tard. Cela nous a coûté un point. C’étaient les débuts de Kezman, qui a inscrit le but (sourires). C’est bizarre parfois la vie. Aujourd’hui, notre dynamique est très bonne. J’espère que nous allons gagner.

Face aux grosses écuries, le bilan nantais est mitigé à la Beaujoire (victoire devant Lyon, défaite face à Bordeaux, nul avec Marseille). Comment appréhendez-vous la réception du 3 e de L 1 ?
Le PSG ne me fait pas peur. Nous devons croire en nous. C’est le message d’Elie Baup, en plus de l’organisation et de la discipline qu’il a instaurées.

Vous avez failli investir au PSG en 2007. Pourquoi ?
J’habite à Paris depuis l’âge de 18 ans. C’est la plus belle ville du monde. Je la connais par cœur. C’est normal que je sois attiré par Paris. Dans cette ville, il existe une ouverture d’esprit très importante. On peut s’adapter beaucoup plus rapidement que dans une petite ville.

Avez-vous des regrets que l’affaire ne se soit pas conclue ?

Aucun, mais j’aurais pu apporter un plus. Paris se porte très bien et se portera très bien. Moi, je suis à Nantes où je veux construire un club très solide, même si c’est beaucoup plus difficile que je ne le pensais.

Propos recueillis par Dominique Sévérac le 07.02.2009


Le Parisien

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Le Guen au secours de Camara

Depuis le début de la saison, Zoumana Camara intrigue et inquiète par ses prestations en dents de scie. Ces insuffisances se sont manifestées avec acuité, mercredi soir, en demi-finale de la Coupe de la Ligue, où le défenseur parisien de 29 ans a souffert de la comparaison avec son homologue girondin, l’irréprochable Souleymane Diawara.

Camara, joueur cadre du PSG, avait déjà traversé une période difficile, courant octobre, avant de rebondir à la fin de l’année.
Mais Papus a rechuté en 2009. Face à Bordeaux, Bellion l’a devancé sur le premier but girondin imitant Cavenaghi qui, quelques semaines plus tôt à Chaban-Delmas, l’avait déjà mystifié. Contre Caen, voici une semaine, il s’était, une nouvelle fois, signalé par une passe en retrait ratée. Depuis le début de la saison, c’est au moins la troisième fois qu’il pèche dans ce domaine.

« Il faut qu’il redevienne constant »

Hier, Paul Le Guen a réagi aux interrogations qui escortent les pas hésitants de son défenseur central. A l’entendre, ce dernier reste « une pièce importante de l’équipe ». « Il est capable d’aller haut dans la performance puis de baisser un petit peu, analyse l’entraîneur parisien. J’en ai parlé avec lui, il faut qu’il redevienne constant. Mais il est costaud dans la tête et je pense que ça va revenir. »
Ces propos résonnent comme une marque de confiance, propre à rassurer un joueur considéré comme incontournable par son coach. D’aucuns y verront plutôt un traitement de faveur à l’heure où Traoré, irréprochable pendant son intérim, ronge son frein sur le banc.

Car, malgré des prestations médiocres, Camara est avec Ceará (31 matchs) le joueur le plus utilisé par Le Guen derrière Landreau et Armand (32 matchs). Le technicien breton se défend pourtant de privilégier un élément qui ne donne pas tous les gages d’assurance. « Ce n’est pas une confiance aveugle, se justifie le coach. Sammy (Traoré) a été très performant et s’est défendu, Mamadou (Sakho) a mis du temps à retrouver sa place. Mais c’est vrai, j’aime de la stabilité à ces postes. » Giuly, concurrencé par Luyindula, a payé plus vite et plus cher son manque d’efficacité.

Frédéric Gouaillard (avec L.P.) le 07.02.2009


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Kezman mis à pied quinze jours

C’est par communiqué qu’est tombée, hier, la sanction infligée à Mateja Kezman : le Serbe est mis à pied « pour une durée de quinze jours » à partir du 10 février. Mercredi, remplacé à la 63 e minute de PSG - Bordeaux (0-3), l’attaquant avait jeté son maillot avant de filer tout droit au vestiaire.

Cette punition est motivée par « la nécessité, en toutes circonstances, de faire preuve de respect vis-à-vis de l’institution qu’est le PSG, de son équipe, de ses supporteurs et de tous ceux qui participent à son rayonnement. »

Une retenue de 80 000 €

Les mots de ce petit texte ont été rédigés par l’agence de communication qui s’occupe de Colony Capital, et non par la direction de la communication du club, preuve, s’il en est, de l’implication totale et massive de Sébastien Bazin, le président-actionnaire. Hier, il a encore passé toute la matinée au siège, où il a rencontré pendant une heure Kezman, venu s’excuser et s’expliquer. Mais la sanction avait été prise la veille, au cours d’une réunion Bazin-Le Guen-Boindrieux, le directeur général.

On n’entendra ni le directeur de Colony Capital Europe, ni le Serbe la commenter, puisqu’ils ont, selon nos informations, signer une clause de confidentialité.

La mise à pied est une suspension de l’exécution du contrat d’un salarié. Pendant quinze jours, dix-neuf si l’on ajoute le délai légal précédant cette sanction (entre hier et mardi), Kezman verra son salaire suspendu. Il sera donc privé d’environ 160 000 € (sur ses 250 000 € brut mensuels), soit 80 000 € net. En France, le système d’amende est prohibé dans le Code du travail. Seule la mise à pied permet une retenue sur salaire. Par ailleurs, Kezman ne peut se rendre au Parc ni au camp des Loges durant ce laps de temps. En début de semaine, il rejoindra la Serbie et continuera à s’entraîner seul dans son coin d’ici là.

Le communiqué ajoute qu’à l’issue de sa mise à pied, le Serbe « devra prouver aux dirigeants du club qu’il peut porter à nouveau le maillot de l’équipe première », une phrase incompréhensible que l’explication de Le Guen n’a pas permis d’éclairer : « On fera le point à ce moment-là. Le temps va permettre à tout le monde de retrouver ses esprits. »

D.S., A.H., L.P. le 07.02.2009


Le Parisien


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Bamboula ça reste à peu près convenable
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Za£e
posté 07/02/2009 11:16
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Le roi du poulet
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Tirage au sort des 16èmes de Finale de la Coupe Gambardella, effectué par Landreau

Présentation de Landreau



Tirage du Groupe 1 (celui du PSG)



Interview de Landreau (réactions et possible sélection d'Hoarau)


Le tirage intégral c'est sur www.spacefoot.com
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Guest_Stardust Chris_supprimé
posté 07/02/2009 11:17
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Kezman, quinze jours au frigo

L’attaquant serbe est mis à pied par le PSG pour deux semaines pour avoir jeté son maillot à terre lors du match contre Bordeaux.

Mateja Kezman a été informé hier matin de la décision des dirigeants parisiens : il est placé à l’écart du club, qui a souhaité prendre une sanction forte. Mais finalement pas si lourde pour le Serbe, qui manquera au moins trois matches de L 1 et le match aller des seizièmes de finale de Coupe de l’UEFA contre Wolfsburg.
TRÈS MALHEUREUX dans le jeu depuis son arrivée à Paris, Mateja Kezman a encore pris une leçon d’efficacité de la part de ses supérieurs. Dès hier matin, trente-six heures à peine après avoir jeté son maillot sur la pelouse lors de la
demi-finale de la Coupe de la Ligue contre Bordeaux (0-3), il a été convoqué au Parc des Princes pour se voir signifier une mise à pied de quinze jours. La décision avait été entérinée la veille, dans l’après-midi, au cours d’une réunion entre Sébastien Bazin, le nouveau président du club, Philippe Boindrieux, le directeur général, et Paul Le Guen, l’entraîneur.
« La direction du club a indiqué à Mateja Kezman qu’elle envisageait de le mettre à pied pour une durée de quinze jours, précise le communiqué du club. Par ailleurs, à l’issue de cette période, Mateja Kezman devra prouver aux dirigeants du club qu’il peut porter à nouveau le maillot de l’équipe première du Paris-Saint-Germain. La décision du
club sera communiquée à Mateja Kezman mardi 10 février. En attendant, le joueur est mis à pied à titre conservatoire. »

Le Guen : « Il fallait marquer le coup »

Concrètement, pendant sa punition, l’attaquant serbe ne pourra plus s’entraîner avec ses coéquipiers et il ne sera pas payé (cela représente 75 000 euros environ). Son retour à la compétition pourrait avoir lieu, au mieux, pour le déplacement à Wolfsburg, le 26 février, en Coupe de l’UEFA. Soit quatre matches de suspension (trois en L 1, un en C 3). « Je pense qu’il fallait marquer le coup, a simplement commenté Paul Le Guen. Le fait qu’il y ait une interruption est une bonne chose. Je pense qu’il était indispensable de marquer fortement les choses. Cela permet à tout le monde de retrouver ses esprits. » Comme les autres responsables parisiens, il avait certainement envisagé des sanctions plus fortes encore. Mais les circonstances ont imposé au PSG une certaine mesure. S’il est prêté par Fenerbahçe, l’option d’achat (3,5 millions d’euros) sera quasiment automatiquement levée en cas de maintien du PSG. Envisager un retour assez rapide de Kezman, c’est donc ne pas se couper complètement de ce joueur, en attendant juin. D’autant que l’effectif parisien demeure limité, comme l’illustre la blessure d’Hoarau (voir ci-dessous) cette semaine. « Depuis le début de la saison, je pense que j’ai montré une certaine capacité d’adaptation. Je vais continuer. Parfois, il faut mettre un peu son orgueil de côté, travailler en fonction de son idée directrice, dit l’entraîneur parisien.
Il (Kezman) est sous contrat, on verra quand les choses se seront un peu calmées. Je pense à sa réintégration. Mais je me soucie aussi beaucoup, beaucoup, de mon équipe. Je ne veux surtout pas que ça perturbe la dynamique du groupe. »
Le coup de sang de Kezman est intervenu quatre jours après le plaidoyer de Luyindula pour une revalorisation de son contrat, en salle de presse du Parc des Princes, au soir de Paris-Caen (2-0). Ce type de comportement peut faire dériver, l’air de rien, un effectif. Le Guen le sait : « À Paris, il ne faut pas se laisser perturber par la “mousse” autour du club. Ce qui prime, avant tout, c’est le club, l’institution. C’est au-dessus de l’entraîneur, et au-dessus des joueurs, aussi. »
Kezman l’a-t-il compris ? Hier et avant-hier, il a été vu à la boutique du PSG, sur les Champs-Élysées. Il venait y acheter des maillots.

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Paris va improviser

Le PSG se déplace sans Hoarau, blessé. C’est une première pour lui cette saison en L 1. POUR LE PSG, les deux changements décidés à l’heure de jeu contre Bordeaux, mercredi (0-3), ont vraiment fait des malheureux :Kezman, qui a manifesté son mécontentement avec la verve que l’on sait, mais aussi Hoarau, très déçu de quitter la pelouse. On sait maintenant pourquoi l’ancien Havrais était de mauvaise humeur. Il souffre d’une entorse du ligament latéral interne du genou gauche. « J’espérais qu’en l’épargnant contre Bordeaux on puisse le récupérer, car c’est un joueur très important sur le terrain », a reconnu Paul Le Guen, qui espère récupérer le joueur pour la réception de Saint-Étienne le 14 février. Le forfait d’Hoarau n’est pas une défection anodine. C’est même la pire qui pouvait tomber sur le PSG. Depuis son arrivée, l’ex-meilleur réalisateur de la L 2 (28 buts la saison passée) s’est rendu indispensable. Jusque-là, il figurait parmi les trois joueurs de champ systématiquement titularisés en Championnat (avec Ceara et Camara). Et son arrivée a radicalement transformé le jeu parisien. Au-delà de son apport en tant que buteur, le Réunionnais est un excellent point d’appui. Un très bon joueur de tête, qui est devenu la destination préférée des longs ballons dégagés par Landreau. Avant Hoarau, ces relances aériennes finissaient en général dans les pieds adverses. Depuis Hoarau, elles constituent un excellent moyen d’atteindre la moitié de terrain adverse en prenant le minimum de risques. La procédure d’approche peut sembler simpliste, mais elle est efficace. Très disponible, plutôt rapide, l’actuel meilleur buteur de L 1 (13 buts, à égalité avec Gignac) est particulièrement complet. Car c’est également un excellent défenseur, qui détourne de la tête la moitié des coups francs et corners adverses. Paul Le Guen n’a pas de remplaçant du même profil en magasin. Le forfait d’Hoarau, combiné à la mise à pied de Kezman, pointe d’ailleurs la maigreur de l’effectif parisien : parmi les dix-neuf joueurs convoqués figurent Gaëtan Charbonnier (20 ans), Tripy Makonda (19 ans) et Maxime Partouche (18 ans), qui totalisent, à eux trois, quatre apparitions dans le groupe, et zérominute de jeu en L 1.
Sans Hoarau, Paris sait que sa marge s’amenuise considérablement. Dès lors, il a deux options : ne rien changer des pratiques habituelles, et prendre le risque de perdre un maximum de ballons. Donc subir le poids du match. Ou bien varier les relances, construire le jeu sur des bases plus courtes, à partir des défenseurs. Le risque, alors, serait d’égarer quelques ballons au milieu. Donc de s’exposer aux contres. De toute façon, pour Paris, le moindre voyage sans Hoarau paraît extrêmement risqué

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La mue de Makelele

EN JUIN 1997, quand il passe de Nantes à Marseille, Claude Makelele est encore un milieu offensif excentré qui marque des buts : cinq en Championnat pour sa dernière saison chez les Canaris. Depuis, il n’a scoré que sept fois en Championnat avec ses clubs respectifs (Marseille, Celta Vigo, Real Madrid, Chelsea), et son rôle a singulièrement
évolué. Raynald Denoueix, l’ancien entraîneur de Nantes, peut en témoigner. Lorsqu’il l’avait repéré lors d’un match entre la réserve nantaise et son homologue brestoise, Makelele avait marqué deux fois ! « Chez nous, raconte l’actuel consultant pour Canal +, Coco (Suaudeau) l’avait installé à droite parce qu’il y avait déjà du monde dans l’axe, et parce qu’il rééquilibrait l’équipe : avec Pedros, le côté gauche était très offensif, lui pouvait rattraper les coups défensifs. Il avait le volume. Mais, pour exister complètement dans un couloir, il faut des qualités offensives un peu plus fines, qu’il n’a pas. » Et le technicien de poursuivre : « À Nantes, d’ailleurs, il avait déjà cette volonté de jouer dans l’axe. Lui, son créneau, c’est la tenue du ballon, le dribble dedégagement, l’orientation. Il récupère et ne perd pas. D’autres récupérateurs ont plus d’impact que lui mais plus de déchet. Et il sent le jeu. C’est comme Deschamps ou Raul, il est toujours à l’endroit où va tomber le ballon. Ce qui frappe, c’est qu’il est collectif. Il peut avoir fait 99 courses de repli inutiles, il sera quand même là, à la 100e, celle qui compte, quand ça sert enfin. Il a toujours maintenu ça,même à Madrid.C’est le sens du sacrifice, il n’y a pas d’autre mot. Un gars comme Claude, ça te permet d’avoir un groupe. Par rapport à l’exemple, l’expérience, la mentalité, les gars ne peuvent que l’écouter. Il est complètement dans ce qui est demandé par le boulot, il revient toujours au jeu. Dans l’esprit, on ne peut pas être plus exemplaire.

L'Equipe
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Dagoberto
posté 07/02/2009 21:42
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La belle affaire du PSG à Nantes (1-4)

Le Paris SG s'est montré intraitable samedi en s'imposant 4-1 à Nantes, grâce notamment à un doublé de Ludovic Giuly, et conforte ainsi sa 3e place au classement, à un point seulement du leader lyonnais qui joue dimanche à Nice, à l'occasion de la 23e journée de L1.
Eliminés sèchement en milieu de semaine par Bordeaux en demi-finale de la Coupe de la Ligue (0-3), les Parisiens ont offert un tout autre visage sur la pelouse de la Beaujoire, avec une prestation très sereine malgré l'absence de leur buteur Guillaume Hoarau, blessé, et les remous de l'affaire Kezman, mis à pied 15 jours pour avoir jeté son maillot mercredi.


Avec ce succès, ils comptent désormais le même nombre de points (42) que Bordeaux (2e), qui les devance à la différence de but, et sont assurés de rester sur le podium de L1 quels que soient les résultats de dimanche. Nantes, en revanche, n'a pas réussi à capitaliser sur sa victoire au Mans la semaine passée, et ne creuse pas l'écart avec les relégables (12e avec 26 pts en attendant les derniers matches).
La grande forme de Giuly
La mainmise parisienne, affirmée dès l'entame de la rencontre, s'est seulement fait moins pressante quelques minutes après la réduction du score nantaise (1-2) sur un penalty généreux marqué par Abd sifflé pour une faute peu évidente d'Armand, un ancien de la maison jaune, sur Ricardo Faty (36).
Avant et après, Paris a frappé fort grâce notamment à Giuly, incisif pour son retour en tant que titulaire, et auteur de l'ouverture du score à la 12e, en renard des surfaces, après avoir touché le poteau quatre minutes auparavant. Luyindula, lui aussi remarquable, doublait la mise moins de dix minutes plus tard (21e), d'une petite balle piquée au-dessus d'Alonzo, après une superbe ouverture de 30 mètres de Makelele.
A la 50e minute, Sessegnon temporisait et trouvait Luyindula dans la surface. D'une passe en pivot, il décalait Giuly dont la frappe du droit aux six mètres était imparable pour Alonzo (3-1). Puis Sessègnon, d'une maîtresse frappe de la limite de la surface, donnait des allures de leçon à la victoire parisienne (4-1, 71), et le poteau sauvait les Canaris sur une tête de Pancrate (82). Aucun doute, Paris se battra bien pour la Ligue des champions, Nantes pour le maintien.

le parisien.fr

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Le Guen: «Une vraie performance»

Après la victoire de ce soir à Nantes, Paul Le Guen, l'entraîneur du PSG, se frotte les mains. «C'est une victoire incontestable. On a vraiment fait ce qu'il fallait. On a dominé. On a été solide. On a eu beaucoup d'occasions, c'est une vraie performance après le match de mercredi (battu 3-0 par Bordeaux au Parc en demi-finale de la Coupe de la Ligue).
Nous avons trouvé des ressources, et cela nous place très bien au classement. Le titre ? Non... Bordeaux et Lyon ont des effectifs plus conséquents que le nôtre. On veut les titiller, mais est-ce qu'on peut ? Nous avons encore la Coupe de France et la Coupe d'Europe. Mais le championnat est la base de tout. Nous sommes dans les trois premiers, et sur le match de ce soir, c'est mérité.»


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