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Que pensez vous des gilets jaunes.
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jorgevaldano56
posté 13/05/2019 18:37
Message #5781


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Citation (Alain Miamdelin @ 12/05/2019 14:58) *
Les mêmes scientifiques qui disent que les politiques menées à coups de centaines de milliards ne changeront rien car pas à l'échelle ? Ils sont moins cités sur ce terrain bizarrement.

Et quand tu parlais de fin civilisationnelle, je pensais pas que ça concernait que le réchauffement climatique. Parce que sinon, le rapport avec Mélenchon et les gilets jaunes... C'est un peu risible.


Non mais le lien Mélenchon c'est vous qui le faites tout seul c'était 2 sujets distincts à mes yeux, après si maintenant il faut 2 post différents à chaque fois je vais commencer à le faire parce les vannes sont ouvertes et j'ai surestimé l'intelligence de certains apparemment .edhelas.gif

Il y a une personne défenseur de l'ère de la poste vérité qui ne se respecte tellement plus qu'il a fait un lien entre les élections européennes et la crise sérieuse qui nous attend.
Le pire c'est qu'il en est fière de sa sortie niveau zoo où faire de la politique en alertant du problème c'est une tare à mettre sur le même plan que la théorie du grand remplacement, l'horizon indépassable de l'UE et un gouvernement qui parle de faire un barrage au RN en expliquant que les ONG sont complice des passeurs, en criminalisant les mouvement sociaux, en arrêtant de journalistes et prof et en enfermant en CRA des gamins et des individus qui non rien à y faire,j'en reviens pas qu'on puisse tomber aussi bas en terme de malhonnêteté . neokill@h.gif

Une nouvelle illustration de ce que "rempart contre le FN" veut dire dans la novlangue:



Pour revenir au sujet, la précédente partie ne t'était pas destiné c'était une petite digression ,généralement oui c'est assez concomitant l'explication qu'on se dirige vers une 6ème extinction de masse et que l'adaptation va coûter parce qu'il va falloir se réinventer, d'où l'idée "d'effondrement civilisationnel" dans les décennies à venir.Ce que je sous entend dans ce terme c'est la fin de la civilisation industrielle capitaliste tel qu'on la connait dans les décennies à venir et une redéfinition du cadre politique,financier, économique,culturel et social.

Le lien avec les GJ, c'est que la crise écologique(climat,énergie,matière première...) va entraîner un cycle de mouvement sociaux , il y a des scientifiques qui ont fréquemment montré le lien crise de l'énergie ou climatique et répercussion sociale par exemple le lien entre la crise de sécheresse et ce qui c'est passé en Syrie,un article de lundimatin à ce sujet:

https://lundi.am/Climat-secheresse-et-guerre-en-Syrie

Bref pour revenir au sujet, les GJ outre l'incompétence de nos gouvernants, ça s'est lancé sur le prix du carburant et donc une question énergétique.

Quand tu jettes un coup d’œil du coté de ce qui se passe au Venezuela, j’espère que tu as compris que ce qui intéresse les US sur place ce n'est pas la vie démocratique du pays.

Alors tu peux trouver ça risible, mais il va falloir quand même se préparer parce que les prochaines décennies en terme d'animation ça risque d’être bien funky, bref j'essayais juste de souligner que les GJ ce n'était qu'un début. book2.gif



La seconde partie de ce post,en d'autres termes ce qui vient après et pour bien être compris tout les mots qui suivent le quote, n'a aucun lien avec la partie précédente.

Citation (psycraft @ 12/05/2019 14:35) *
Comme soutenir Rocard après avoir passé des années à s'opposer à lui et à ses idées afin de monter en grade?

Sérieusement toi même tu ne peux pas y croire. On parle d'un pur apparatchik du PS mitterrandien qui est dans le game depuis plus de 40ans déjà. Je ne nie pas des prises de positions souvent courageuses, il a probablement plus de convictions que la plupart de ses collègues mais tu ne sors pas de décennies au PS les mains propres, il est strictement impossible de faire sa carrière en étant honnête et au final ça reste un politicien, talentueux certes mais un politicien, avec tout ce que cela signifie.


C'est un constat que je fais depuis un moment malgré l'effort que je fait de développer, on ne me comprend pas et j'accepte de prendre le blâme, j'écris avec une grille de lecture qui est différente du lecteur donc je dois accepter d’être mal compris, surtout que ramener du gris dans un monde où les gens résonne en Noir ou blanc ne laissant pas place à la nuance et la complexité c'est compliqué.

Dans mes précédents posts, j'ai parlé du fait que mon problème avec Mélenchon c'était qu'il était 5ème République compatible avec tout ce que ça sous entend de péjoratif à mes yeux.Que ce soit l'épisode avec Rocard sur lequel je vais revenir où comment à partir de 0 la FI s'est construite en jonglant avec les règles notamment sur le plan financier vu qu'en politique l'argent c'est le nerf de la guerre et qu'eux ne sont pas au service de ceux qui en ont,aux contraire.Je me suis infligé le bouquin: Mélenchon. Aux portes du pouvoir Immersion dans le système France pour me mettre à jour et c'était une vraie purge avec peu de contenu, encore une tempête dans un verre d'eau à l'échelle des scandales politiques de la 5ème.

A chaque fois que je m'intéresse à ces polémiques j'en ressors avec plus de sympathie pour ces militants qui s'occupent de faire le "sale boulot" pour les autres. ph34r.gif

Je sais comment plonger dans ce milieu et gravir les échelons ça salit avec tout ce que ça demande de compromission, de coup tordu,d'égocentrisme quand t'atteint les sommets, j'ai jamais fait de Mélenchon un sain, c'est un animal politique qui a été candidat à la présidentiel 2 fois sans avoir suivi le cursus classique ça veut tout dire, bien sur qu'il s'est salit mais ses casseroles pour un mec qui a baigné 40 ans dans ce milieu pour moi c'est limite un plus tellement on est dans l'anecdotique et surtout malgré ses compromissions le mec a toujours eu la même ligne politique et ne s'est jamais renié sur l'essentiel, je me suis farci ses écrits et les motions qu'il soutenait et il n'a pas changé sur ce qui compte, jamais.
C'est ça que je conteste le fait de nier l’honnêteté de l'engagement du mec, c'est factuellement : FAUX.

On peut ne pas l'aimer, il peut agacer, moi le 1er,mais le mettre sur le même plan que les autres , c'est malhonnête. C’est comme Asselineau , je suis en désaccord politique avec lui mais jamais je vais remettre en cause son honnêteté dans son combat.

Ce que je conteste c'est le signe égale entre les différents mouvements politiques, non LREM=RN=PS =LR=FI .Vouloir tout mélanger c'est la facilité et je vais me répéter c'est malhonnête.

Avant de revenir sur son passage Rocardien, qui est si tu t'y es intéressé vraiment pas une alliance politique mais une alliance de circonstance de courant dans le joyeux appareil politique qu'était le PS dans les traditionnelles luttes de pouvoir et querelles internes entre les différents courants au moment d'une crise politique au PS qui suit la défaite aux législatives avec plus qu'une 50 aines de député .
Mais il y a un autre moment marquant pour lui c'est la défense de Maastricht en 1992 publiquement alors qu'il était plutôt chevenementiste sur ce sujet et ce constat rapide dès 1996 de l'erreur que c'était qui fait parti de ce cycle et qui est en rapport .

Pour contextualiser le truc on est en 1991 en pleine période Guerre du golfe et une lutte interne entre la ligne Mauroy/Rocard et chevenement- et donc un nouvel entrant la Nouvelle gauche(Mélenchon-Dray) à coup d'écrit et d'actes, on parlait même de conseil de discipline parce qu'il s'était opposé à la guerre du Golfe avec une 10 aine de parlementaire(essentiellement des chevenementistes)sous l'égide de l'OTAN, comme il le fera pour le Kosovo ou l'Afghanistan, contre la position du parti qui avait annoncé que cette prise de position pourrait "exposés une menace d'exclusion du PS" ça avait finit par une suspension et une mise sous tutelle de sa Fédération en Essonne.C'est donc dans ce contexte de crise interne sur la ligne du parti qui a vu la démission de Chevénement qu'il participe à une réunion sur les positions à Maastricht avec le Président et où ça débat sur les alternatives possibles et où Mitterrand,qu'il idolâtrait( cf anecdote de leur rencontre à un meeting où le Militant lambertiste Mélenchon était sensé perturber le meeting et avait limite eu un coup de foudre face à cet homme qui parlait d'amour dans un meeting politique)va le convaincre que c'est la moins pire des solutions avec toute la mythologie sur l'Europe sociale.

On a là par exemple un exemple où de part sa situation précaire dans le parti, sa dévotion pour "Tonton",les difficultés de proposer une alternative , il a finalement accepté d e militer pour le oui ce qui a donné ça:



Et très rapidement , il constate l’échec:

https://www.liberation.fr/france-archive/19...ne-revis_162640

Je trouve cette anecdote intéressant parce que ça dépeint bien l'ensemble du bonhomme,les concessions et la discipline de parti si tu le convaincs que pas d'autres solutions, que c'est le moins pire, mais toujours la même ligne directrice qui le guide.

Bref revenons à son fameux passage "Rocardien", c'est un de ces coups en interne suite à la défaite aux législatives qui va lui permettre de récupérer sa Fédération et d'intégrer la direction du parti et il y a jamais eu de soutien idéologique il avait été clair la dessus à ce moment et comme c'est bien rappelé , il a dans la foulée retourné la faveur à Rocard au profit d'un mec idéologiquement plus compatible quelques mois plus tard:

https://www.liberation.fr/france/2016/07/03...cardien_1463688

En terme d'anecdote sur le joli fonctionnement du PS qui était une addition de personnes opposées sur des vraies lignes de fond , il y a aussi les arrangements sur le chiffre des votes lors du congrès de Brest où il s'était mis d'accord avec Hollande pour donner des chiffres qui arrangeaient les 2 en terme de com et où finalement Hollande lui avait mis à l'envers en donnant des chiffres inférieurs .


Bref le mec a connu et participé a tout ça et c'est pour ça qu'aujourd'hui il a verrouillé la FI empêchant les courants et toutes ces luttes de pouvoir, qu'il refuse des alliances de parti et met le fond en priorité dans la discussion.Il a donné et ne compte pas ouvrir les brèches pour que ça se passe quitte à fonctionner en vase clos et s'octroyer le choix du cadre démocratique du mouvement.

Dire que Mélenchon est un animal politique c'est vrai, dire qu'il pense à la présidentielle en se rasant et que toute ses prises de position sont dans cette optique c'est très probablement vrai, dire qu'il se regarde souvent le nombril , je ne vais pas te contredire.Par contre l'engagement politique est sincère et étant sur la fin, il aura à son lègue cette création d'un mouvement politique de gauche cohérent sur le fond à une période où cette mouvance idéologique à disparu dans plusieurs pays, alors j'ai envie de lui mettre des tartes parfois mais malgré tous ces défauts, je ne peux pas m’empêcher d'avoir du respect pour la sincérité du militant et de l’intellectuel.


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j’ai eu le même discours pendant toute ma vie. Chacun choisit en fonction de sa sensibilité.
Je suis subjectif et ne prétends pas à l’objectivité. Je recherche ce qui est plaisant et a de la valeur pour moi seul. Je n’évangélise pas. Je ne veux pas que les gens pensent comme moi. Je dis seulement ce que je pense et n’oblige personne. Je déteste ceux qui imposent une manière de penser. Personne ne m’imposera jamais ce que je dois penser. Ça, je le décide tout seul.
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Houdini
posté 13/05/2019 19:40
Message #5782


LYANNA MORMONT ENTHUSIAST
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T deg?


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jorgevaldano56
posté 13/05/2019 19:42
Message #5783


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Citation (Houdini @ 13/05/2019 20:40) *
T deg?

T'imagines même pas, je vais pas en dormir de la semaine. sad.gif


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Houdini
posté 13/05/2019 19:59
Message #5784


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Citation (jorgevaldano56 @ 13/05/2019 20:42) *
T'imagines même pas, je vais pas en dormir de la semaine. sad.gif

Genre les cervocosmik comme toi ont le temps de dormir alors qu’il y a l’humanité à sauver. Tu ne me la feras pas.


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Putamadre
posté 13/05/2019 22:12
Message #5785


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Je suis impressionné par le temps pris a écrire tout ça, mais je me demande si c'est pas un peu naïf de penser que quelqu'un va prendre le temps de lire tout ça par contre ph34r.gif


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Top top top.

Entraîneur top, président pas top, joueurs pas top.
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jorgevaldano56
posté 13/05/2019 23:10
Message #5786


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Citation (Houdini @ 13/05/2019 20:59) *
Genre les cervocosmik comme toi ont le temps de dormir alors qu’il y a l’humanité à sauver. Tu ne me la feras pas.



Citation (Putamadre @ 13/05/2019 23:12) *
Je suis impressionné par le temps pris a écrire tout ça, mais je me demande si c'est pas un peu naïf de penser que quelqu'un va prendre le temps de lire tout ça par contre ph34r.gif

C'est super égocentré comme approche,je ne suis pas sur les réseau sociaux donc j'utilise l'écrit et culture comme sas de décompression en plus ça m’amuse et détend de jouer avec mon image hautaine sur le forum. wub.gif

Après je vais bientôt retourner à mon hibernation virtuelle. ph34r.gif


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j’ai eu le même discours pendant toute ma vie. Chacun choisit en fonction de sa sensibilité.
Je suis subjectif et ne prétends pas à l’objectivité. Je recherche ce qui est plaisant et a de la valeur pour moi seul. Je n’évangélise pas. Je ne veux pas que les gens pensent comme moi. Je dis seulement ce que je pense et n’oblige personne. Je déteste ceux qui imposent une manière de penser. Personne ne m’imposera jamais ce que je dois penser. Ça, je le décide tout seul.
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M4URIC3
posté 14/05/2019 19:34
Message #5787


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Citation (Alain Miamdelin @ 12/05/2019 12:34) *
Il y a quand même une certaine mégalomanie à toujours croire que notre (générique) génération est à un tournant déterminant dans l'histoire, qu'on DOIT faire quelque chose pour sauver le monde et surtout le futur. Comme si ça nous viendrait à l'idée de remonter dans le temps ne serait-ce que 100 ou 50 ans pour demander aux gens de l'époque des solutions à nos problèmes...


Oui et non. Je trouve ça aussi mégalomane de penser que la croissance économique sera forcement exponentielle dans les années a venir alors qu'on est sur un processus qui peut tres bien être un épiphénomène dans l'histoire de l’humanité. La norme pendant toute l'histoire de l’humanité c'est de vivre de la même façon que plusieurs générations précédentes. Le progrès technique était lent parce qu'on ne disposait que de la force humaine et animale. Le changement de paradigme c'est l'utilisation des combustibles fossiles et de manière générale l'exploitation des énergies disponibles. C'est au moins aussi mégalomane de croire qu'on va donc forcement être capable de mobiliser toujours plus d’énergie de manière exponentielle.



Moi j'aimerais juste qu'on pense a mettre en place un modèle qui ne dépend pas de la croissance exponentielle du PIB. Capable de supporter que le graph ci-dessus ne monte pas jusqu’au ciel sans que ça suppose une catastrophe. Qu'on travaille sur la résilience et qu'on discute du bien fondé de notre seul indicateur de performance en fait. Ne pas tout miser sur la croissance exponentielle.


Citation (Alain Miamdelin @ 12/05/2019 12:34) *
Arrêtons un peu la mégalomanie de la fin du monde et concentrons nous sur les problèmes d'aujourd'hui qui sont déjà bien assez nombreux.


Mais justement... L’idée c'est bien de faire face aux problèmes d'aujourd'hui plutôt que de tout miser sur le fait que notre destin en tant qu’espèce serait de collecter toute la puissance de notre planète puis de notre étoile puis de notre galaxie tant qu'on y est. L’idée c'est justement de ne pas être mégalomane et de se demander comment on peut durer avec ce qu'on a a notre disposition sur terre. Parce que pour l'instant notre modèle c'est celui de Kardachev qui suppose une mobilisation d’énergie exponentielle. Y a rien de plus mégalomane en fait.

Apres je suis le premier a ne pas apprécier les termes trop génériques d'effondrement etc. Autant rester dans le concret. Et je pense aussi qu'il pourrait poindre un danger d'écofascisme a un moment ou a un autre mais on en est pas la.

Donc c'est s'attaquer aux problèmes d'aujourd'hui que d’écouter les scientifiques quand ils nous disent que nos écosystèmes sont en danger. C'est pas pour autant que les solutions sont simples et c'est clair qu'on est capable de faire pas mal de choses complètement contre-productives tant le problème est complexe. Mais ça me semble la moindre des choses que de nous projeter a 20 ou 30 ans par exemple.
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Alain Miamdelin
posté 14/05/2019 22:05
Message #5788


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Citation (M4URIC3 @ 14/05/2019 20:34) *
Oui et non. Je trouve ça aussi mégalomane de penser que la croissance économique sera forcement exponentielle dans les années a venir alors qu'on est sur un processus qui peut tres bien être un épiphénomène dans l'histoire de l’humanité. La norme pendant toute l'histoire de l’humanité c'est de vivre de la même façon que plusieurs générations précédentes. Le progrès technique était lent parce qu'on ne disposait que de la force humaine et animale. Le changement de paradigme c'est l'utilisation des combustibles fossiles et de manière générale l'exploitation des énergies disponibles. C'est au moins aussi mégalomane de croire qu'on va donc forcement être capable de mobiliser toujours plus d’énergie de manière exponentielle.



Moi j'aimerais juste qu'on pense a mettre en place un modèle qui ne dépend pas de la croissance exponentielle du PIB. Capable de supporter que le graph ci-dessus ne monte pas jusqu’au ciel sans que ça suppose une catastrophe. Qu'on travaille sur la résilience et qu'on discute du bien fondé de notre seul indicateur de performance en fait. Ne pas tout miser sur la croissance exponentielle.




Mais justement... L’idée c'est bien de faire face aux problèmes d'aujourd'hui plutôt que de tout miser sur le fait que notre destin en tant qu’espèce serait de collecter toute la puissance de notre planète puis de notre étoile puis de notre galaxie tant qu'on y est. L’idée c'est justement de ne pas être mégalomane et de se demander comment on peut durer avec ce qu'on a a notre disposition sur terre. Parce que pour l'instant notre modèle c'est celui de Kardachev qui suppose une mobilisation d’énergie exponentielle. Y a rien de plus mégalomane en fait.

Apres je suis le premier a ne pas apprécier les termes trop génériques d'effondrement etc. Autant rester dans le concret. Et je pense aussi qu'il pourrait poindre un danger d'écofascisme a un moment ou a un autre mais on en est pas la.

Donc c'est s'attaquer aux problèmes d'aujourd'hui que d’écouter les scientifiques quand ils nous disent que nos écosystèmes sont en danger. C'est pas pour autant que les solutions sont simples et c'est clair qu'on est capable de faire pas mal de choses complètement contre-productives tant le problème est complexe. Mais ça me semble la moindre des choses que de nous projeter a 20 ou 30 ans par exemple.



Tu me quotes pour parler de croissance infinie ou de se préoccuper des écosystèmes en dangers.
Mais j'ai jamais parlé du premier et j'ai jamais dit qu'il ne fallait ignorer tous les problèmes qui se posent. Ni même qu'il ne fallait pas se projeter du tout.
Finalement je dis la même chose que toi. Parler d'effondrement, de fin du monde ou d'absence de choix ne me paraît pas pertinent et même malhonnête.
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stoner_man
posté 20/05/2019 20:43
Message #5789


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Christophe Guilluy : «La classe moyenne occidentale ne veut pas et ne va pas mourir »

Par Alexandre Devecchio
Publié le 19/05/2019 à 19h25

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Pour le géographe, on aurait tort de vouloir trop rapidement refermer la page des «gilets jaunes». Selon lui, le mouvement n’est que le symptôme d’une recomposition populiste beaucoup plus large qui touche toutes les démocraties occidentales. Et la question du retour des peuples sera l’enjeu majeur des décennies, voire du siècle à venir…

L’auteur de «No society. La fin de la classe moyenne occidentale» (Flammarion) aurait pu passer ces six derniers mois 24 heures sur 24 sur les plateaux de télévision. En effet, avant tout le monde, Christophe Guilluy avait vu l’existence et la révolte de la France périphérique dont le mouvement des «gilets jaunes» a été l’incarnation vivante. Mais plutôt que de jouer les prophètes médiatiques, le géographe a préféré se taire. Pour mieux observer, mais aussi pour laisser enfin la parole aux «invisibles». Six mois après le début du mouvement, alors que celui-ci s’est essoufflé et abîmé dans la violence, il en dresse un premier bilan.

LE FIGARO. - Six mois après, quel regard portez-vous sur le mouvement des «gilets jaunes»?

Christophe GUILLUY. - Le mouvement a été l’incarnation charnelle du concept de France périphérique. La carte des ronds-points de novembre, c’est exactement la géographie de cette France-là, c’est-à-dire une géographie complètement dispersée. Ce n’est pas seulement la France rurale contre la France urbaine, ni la France du Nord et de l’Est contre la France du Sud et de l’Ouest, mais c’est bien tout cela à la fois: un phénomène plus large qui imprègne l’ensemble du territoire et est potentiellement majoritaire.

Ce que j’avais voulu montrer avec ce concept de France périphérique, c’est justement que nous n’arrêtons pas de travailler sur des marges, des fractions, des minorités sans nous intéresser à une catégorie beaucoup plus importante en termes de taille et de poids: les classes populaires, socle de l’ancienne classe moyenne. Ces classes populaires, ce sont à la fois les ouvriers, les indépendants, les paysans, des actifs, des chômeurs, des jeunes, des retraités: l’ensemble des catégories modestes.

Les «gilets jaunes» ne sont-ils pas devenus une tribu comme les autres dans une France en voie de balkanisation?

Depuis quarante ans, la société française est représentée comme une addition de minorités et analysée à partir de ces dernières. Le mouvement des «gilets jaunes» casse cette représentation et vient contredire ces analyses qui véhiculent l’idée qu’au fond la France et donc le peuple n’existe pas. On se rend compte, avec la vague des «gilets jaunes» en Francemais aussi la vague des brexiters au Royaume-Uni ou des trumpistes aux États-Unis, que le peuple existe et c’est d’ailleurs ce qui explique le soutien majoritaire des «gilets jaunes» dans l’opinion. Le peuple est en train d’imposer une vaste recomposition politique.

Car, sur les ronds-points, il y avait des ouvriers qui hier votaient à gauche, des paysans qui hier votaient à droite, des urbains et des ruraux, des jeunes, des actifs et, pour la première fois même, des retraités. Ils formaient hier le socle d’une classe moyenne occidentale intégrée. Celle-ci s’est totalement affranchie des appartenances gauche-droite traditionnelles. Le renversement est historique. Une part importante des deux Français sur trois de Giscard, hier intégrée économiquement et représentée politiquement et culturellement, ont basculé dans une contestation durable du modèle dominant. Tenter d’analyser ce mouvement comme un phénomène conjoncturel est une absurdité. Il est au contraire le produit du temps long et devrait s’inscrire durablement dans l’avenir.

Combien de temps pensez-vous que cela peut durer ?

Une centaine d’années ! De la même manière que les brexiters ne vont pas s’évanouir dans la nature. Les Britanniques ont cru qu’en gagnant du temps les classes populaires allaient abandonner. Et cela explique la percée spectaculaire du Brexit Party. Nigel Farage surfe sur le «gilet-jaunisme» britannique ! Farage, qui a créé un parti avec trois bouts de ficelle, pèse davantage en six mois que les tories et les travaillistes réunis, qui existent depuis des siècles. Cela veut dire qu’il s’appuie sur un socle et ce socle s’appelle le peuple. La question du morcellement est piégeante, c’est une lecture ultralibérale qui tend à justifier l’abandon du bien commun et in fine à invisibiliser un conflit vertical entre le haut et le bas. Évidemment que la société se communautarise et que c’est inquiétant, mais cela ne doit pas éluder le phénomène majeur du XXIe siècle, qui est la recomposition d’une majorité dont le socle est composé par les classes populaires et moyennes. Elles ont fait un diagnostic concernant la mondialisation. Après y avoir adhéré, elles ont pu constater que celle-ci les appauvrissait socialement et les fragilisait culturellement. Elles ne vont pas changer d’avis de sitôt .

Les «gilets jaunes» qui manifestent aujourd’hui ne sont plus qu’une petite minorité souvent violente…

Tout mouvement social depuis vingt ans génère malheureusement de la violence. Ce n’est pas le propre des «gilets jaunes». Certains «gilets jaunes» ont compris que cette violence faisait parti de la communication au XXIe siècle. Tout le monde la condamne, mais elle permet de faire la une du New York Times. Cependant, elle est d’abord et avant tout le fait des black blocs, qui viennent maintenant perturber toutes les manifestations depuis plusieurs années. Et qui sont ces black blocs ? Des enfants de la bourgeoisie ! Par ailleurs, si les «gilets jaunes» étaient réellement une tribu parmi d’autres, cela ferait longtemps que les médias n’en parleraient plus et ils n’auraient pas autant inquiété les politiques. Le soutien d’une très grande partie des Français encore aujourd’hui montre au contraire la profondeur de ce mouvement dans la société.

La stratégie du monde d’en haut est toujours la même. Quand un phénomène populiste se produit, il est présenté comme accidentel et minoritaire. Les brexiters ? «Des vieux retraités xénophobes du Yorkshire !» Sauf que c’est la majorité du peuple britannique qui a voté pour le Brexit! On a utilisé exactement les mêmes procédés rhétoriques pour les «gilets jaunes»: «fumeurs de clopes qui roulent en diesel», «poujadistes», «peste brune» et enfin «nouveaux barbares attaquant les hôpitaux».

Depuis les années 80, une certaine bourgeoisie morcelle et «minoritarise» pour mieux invisibiliser les classes moyennes et populaires majoritaires (comme hier la bourgeoisie traditionnelle mettait en avant les pauvres pour mieux minorer le prolétariat). Mais l’addition des minorités ne fait pas une majorité. C’est ce qui explique la défaite de Clinton face à Trump même si ce dernier n’a gagné qu’avec une majorité relative. (Une majorité relative sera toujours plus puissante que l’addition de minorités…) Ce n’est pas un hasard non plus si Macron s’effondre en six mois dans les sondages tandis que Trump se maintient. La victoire de Macron est une construction intellectuelle «terranovesque» qui repose sur du sable tandis que Trump bénéficie d’une base solide. Je pense que, paradoxalement, nous sommes en train de sortir de la société liquide.

Les observateurs ont beaucoup insisté sur le caractère disparate des revendications des «gilets jaunes»…

Je crois au contraire que la France périphérique qu’on ne voulait pas voir est apparue physiquement. Ce qu’on voit très bien se mettre en place en Occident, c’est cette recomposition. Un phénomène incroyablement collectif. Cela fait quarante ans qu’on nous parle du «vivre ensemble», du «bien commun», des «valeurs de la République»… Mais cela ne fonctionne pas comme cela dans la vie réelle. Dans la vie réelle, il y a des gens qui vivent sur les mêmes territoires et qui partagent ou non des choses.

Or ce qu’on a vu, c’est que, contrairement à ce qu’on disait, les classes populaires ne se réduisent pas à des catégories atomisées, individualistes, sans volonté politique ou sans énergie. Tout cela est faux. On a vu des gens se réunir avec une même perception des effets du modèle mondialisé dans leurs villes, leurs villages, leurs vies réelles. Et cette perception, c’est que ce modèle ne marche pas. Et ça, c’est irrépressible. On peut faire tous les grands débats du monde, leur point de vue ne changera pas car cela fait quarante ans qu’ils vivent la mondialisation et c’est sur ce vécu qu’il fonde leur diagnostic. Ce diagnostic n’est pas spécifique à la France: c’est celui des classes populaires dans l’ensemble des pays développés. Cela passe par le Brexit en Grande-Bretagne, par Trump aux États-Unis, par Salvini en Italie, par les «gilets jaunes» en France. Cela prend des formes différentes dans chaque pays, mais cela se fera car c’est le mouvement réel de la société.

Macron avait imaginé que la France périphérique serait le cimetière de la classe moyenne française, comme Clinton avait imaginé que l’Amérique périphérique serait le cimetière de la classe moyenne américaine. Ils pensaient que nos territoires allaient se transformer en zone touristique avec des assistés sociaux qui remplieraient leur caddie au hard discount du coin. Mais la classe moyenne occidentale ne veut pas et ne va pas mourir. En cela, le mouvement des «gilets jaunes» est d’abord un mouvement existentiel et c’est pourquoi il ne rentre pas dans la case «mais quelles sont vos revendications ?». C’est un mouvement qui dit une chose simple: «nous existons». La question de la démocratie et de la représentation est centrale. Il faut enfin faire exister cette France-là qui, encore une fois, est majoritaire. Pas pour annihiler la France d’en haut, mais parce qu’il est impossible de faire société sans le peuple.

Mais reconnaissez que le mouvement semble avoir changé de nature depuis novembre…

Au début, ce qui était frappant sur les ronds-points, c’est qu’il y avait des «gilets jaunes» de droite, de gauche, d’extrême droite et d’extrême gauche et des abstentionnistes. Le peuple tel que nous le connaissons en famille, où l’on peut s’engueuler à l’apéro mais où on termine le repas ensemble.
La question des minorités est d’ailleurs intéressante. On a beaucoup dit que le mouvement était «blanc». Les «minorités» n’étaient pas majoritaires sur les ronds-points car elles ne le sont pas dans la France périphérique, mais elles étaient bien présentes. Simplement, elles ne sont pas venues en portant leur identité en étendard. Elles n’étaient pas imprégnées de l’«idéologie universitaire». Elles faisaient partie de la famille, du peuple. Personne ne s’est jamais interrogé sur la couleur ou l’identité de Priscillia Ludosky, qui a pourtant lancé le mouvement. Elle-même n’y a jamais fait référence.

Mais, à partir du moment où un mouvement issu de la France périphérique, qui se déroule sur les ronds-points, est aspiré par les grandes métropoles, il devient autre chose. Le mouvement des «gilets jaunes» a ainsi été imprégné par la sociologie des grandes métropoles. Il est d’abord devenu beaucoup plus politique. Car les grandes métropoles sont les lieux où le politique s’exerce encore et où le clivage droite-gauche existe toujours, c’est d’ailleurs pourquoi le monde journalistique ou universitaire y croit encore. Certains habitants des grandes métropoles sont devenus acteurs des manifestations, notamment des gens qui travaillent dans la fonction publique, qui sont traditionnellement plus proches de la gauche ou de l’extrême gauche. Les manifs des «gilets jaunes», qui à l’origine étaient des manifs de la France périphérique, sont ainsi devenues des manifs de gauche.

Priscillia Ludosky l’a compris. C’est pour cela qu’elle a dit qu’il fallait relocaliser le mouvement dans la France périphérique, que c’était là que se trouvait sa légitimité. Elle a parfaitement raison et c’est là aussi qu’il est le plus puissant car il est dispersé. Un mouvement est faible lorsqu’il est concentré. La concentration dans les grandes métropoles l’a affaibli. Mais même en région parisienne, même dans les grandes métropoles, beaucoup de «gilets jaunes» sont conscients de cette récupération et ne souhaitent pas, par exemple, que La France insoumise ou la CGT noyautent le mouvement. Cela montre que les «gilets jaunes» ne sont pas manipulables et pas arrêtables. Cela rend le mouvement très complexe pour le gens de gauche, mais aussi pour les gens de droite. Il n’entre dans aucune des représentations traditionnelles, qui sont en train de s’effondrer.

Cela reflète aussi la recomposition politique actuelle avec une incapacité de la droite et de la gauche à s’adresser aux marges populaires. Notamment parce qu’il est absurde de séparer le social et le culturel, comme le font la gauche et la droite aujourd’hui. Le mouvement est à la fois social et culturel. Et les gens ne reviendront vers les partis traditionnels que si cette double dimension est prise au sérieux. De même que Macron arrive en tête ou en deuxième position aux élections européennes, cela ne changera rien aux fondamentaux de la société française.

Justement, que pensez-vous des réponses apportées par Macron?


Macron me semble peu crédible car il a des représentations et un logiciel hérités des années 80. L’idée que la société est un patchwork de communautés, que le libéralisme va faire ruisseler de la richesse sur tout le monde. Lors du grand débat, il est apparu comme un Bernard Tapie qui aurait fait l’ENA. Nous sommes pourtant en train de sortir des années 80. Maintenant, il va falloir penser un modèle alternatif qui passera notamment par le développement de la gouvernance locale.

À long terme, c’est le seul moyen de sortir de la crise des «gilets jaunes». Cela ne sera pas simple. Cela fait quarante ans qu’on massacre les classes populaires, ce n’est pas en quatre mois qu’on va trouver les réponses. D’autant que nous avons une classe politique qui a été conçue pour représenter une classe moyenne intégrée. C’est long de réécrire des programmes politiques en répondant à une demande nouvelle qui est la demande sociale, territoriale et culturelle d’un monde d’en bas qui n’est plus représenté. Les partis ont tendance à représenter quelque chose qui n’existe plus. D’où la fin du Parti socialiste et la difficulté pour la droite de dépasser les 15 %. Il faut commencer par accepter un diagnostic simple: il existe un peuple en Grande-Bretagne, il existe un peuple aux États-Unis et, même, il existe un peuple en France.


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jorgevaldano56
posté 24/05/2019 17:48
Message #5790


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Ca revient bien sur comment en revenant sur des principes élémentaires de l'état de droit le gouvernement a réussi
à"maîtriser " le mouvement.


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j’ai eu le même discours pendant toute ma vie. Chacun choisit en fonction de sa sensibilité.
Je suis subjectif et ne prétends pas à l’objectivité. Je recherche ce qui est plaisant et a de la valeur pour moi seul. Je n’évangélise pas. Je ne veux pas que les gens pensent comme moi. Je dis seulement ce que je pense et n’oblige personne. Je déteste ceux qui imposent une manière de penser. Personne ne m’imposera jamais ce que je dois penser. Ça, je le décide tout seul.
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M4URIC3
posté 24/05/2019 19:01
Message #5791


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Merci pour l'interview de Guilluy !
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