[Rétro] 2025, l'année miraculeuse |
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[Rétro] 2025, l'année miraculeuse |
27/12/2025 11:57
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Membre habitué ![]() ![]() Groupe : Members Messages : 4,633 Inscrit : 10/01/2009 Lieu : Singapour Membre no 231 Tribune : Non précisée |
Avec une ultime victoire en 32e de finale de la Coupe de France contre Fontenay-le-Comte, l’incroyable année 2025 du PSG s'est refermée, pas vraiment comme elle s’était ouverte tant elle aura transfiguré le club et bouleversé nos vies de supporters. En soixante-sept matchs, nous aurons vécu un rêve éveillé, une séquence hallucinante et renversante, la réalisation improbable et débridée de nos fantasmes de toujours, et un basculement libérateur d'une frustration incessante vers une fierté éternelle.
A l'aube de cette année 2025, pouvait-on percevoir quel allait être le destin de cette équipe ? Les plus avisés auraient peut-être pu se dire qu'un demi-finaliste de la précédente Ligue des Champions était forcément une équipe sur laquelle il fallait compter. Mais c'eût été faire fi de l'état bien moribond du club à ce moment précis, déclassé aux yeux de tous ou presque, délaissé par le "meilleur joueur du monde", tellement mal embarqué une nouvelle fois dans son éternelle quête européenne, expédiant studieusement ses affaires domestiques comme à son habitude et en masquant péniblement un profond sentiment de lassitude. Que s'est-il passé pour que tout change à ce point, pour qu'une telle révolution s'opère au moment où on s'y attendait le moins ? Honnêtement, je ne sais pas encore tout à fait répondre à cette question. Luis Enrique nous avait prévenu que l’on ne pourrait pas comprendre, et les événements de cette année 2025 relèvent encore à mes yeux, en partie du moins, du miracle. Un miracle qui s’est étendu sur douze mois et qui a bouclé la boucle sans s'embarrasser de "oui mais...", alors que jusque-là notre vie de supporters nous avait appris que les exploits étaient le plus souvent sans lendemain et se payaient généralement de soupirs de déception et de relents d’amertume. Au-delà des vides enfin comblés dans un palmarès, que restera-t-il de cette année ? Quelques images fugaces et quelques moments de bonheur indélébiles. Un Barcola partant vers le but après un contrôle orienté-petit pont pour refuser "d'entrer dans la nuit". Un Dembélé sautant et criant de joie devant une équipe de Liverpool abasourdie. Une demi-heure d'un stress poisseux à Birmingham apaisé par les grandes paluches d'un Donnarumma survolté. Un trio Ruiz, Neves et Hakimi glissant sur les genoux comme un seul homme sur la pelouse du Parc. Une déambulation à travers Paris un dimanche de juin pour tenter de dénicher les tirages historiques de L'Equipe et du Parisien, en rupture de stock dans presque tous les kiosques. Des matchs estivaux d'un niveau stratosphérique dans la chaleur étouffante de stades fleurant bon le mondial 1994. Des participations victorieuses à des Supercoupe d'Europe et autre Coupe Intercontinentale qui jadis semblaient être réservées à une caste dont nous ne devions pas faire partie. Ou encore le discours émouvant d'un Ousmane Dembélé et les "Et Ousmane Ballon d'Or !" scandés devant le théâtre du Châtelet par des supporters parisiens sachant bien distinguer un véritable Ballon d'Or d'une supercherie argentine. La rétrospective est grandiose, l'incrédulité toujours palpable, l’incompréhension encore affleurante. A quel moment d'ailleurs a-t-on compris que l'on allait être champion d'Europe ? Dès le premier but d'Achraf, qui donnait déjà pour les plus clairvoyants le ton d'une soirée historique ? Sur le deuxième but de Désiré, qui nous a permis de prendre une première goulée d'air au bout de vingt minutes ? Au moment de son doublé à l'heure de jeu, comme son auteur l’avouera après ? Ou alors, comme les commentateurs de Canal, est-ce sur le quatrième but de Khvicha ? Ou bien, pour les plus traumatisés, aura-t-il fallu attendre le cinquième but de Senny ? Ou peut-être faudra-t-il encore un peu plus de temps pour vraiment comprendre. Pour comprendre que rien ne sera plus tout à fait comme avant. Que nos fantasmes de supporters et nos blessures mal cicatrisées ont laissé place à autre chose que l’on peine encore à définir et dont on se demande si cela fera de nous des supporters plus heureux, plus enthousiastes et plus épanouis. Que même si nous continuerons à vibrer pour ce club jusque dans nos vieux jours, une porte s'est refermée derrière nous et une petite part de nous-même, faite de rêves de gosse et d'espoirs sans cesse contrariés, est désormais remisée au fond d'un placard à tout jamais. J'ai imaginé toute ma vie à quoi pourrait bien ressembler la une du journal l'Equipe le jour où on gagnerait la Ligue des Champions. J'en ai rêvé pendant longtemps, sans y croire vraiment, par jeu, comme on rêve de sortir avec la plus belle fille du collège ou de devenir un jour une célébrité adulée. Après la finale, comme une évidence, j'ai fait agrandir la une de L'Equipe du 1er juin et je l'ai encadrée. Des mois plus tard, l’affiche trônant dans mon bureau me parait toujours aussi surréaliste, avec Marquinhos apportant la coupe aux grandes oreilles à ses coéquipiers hilares et le texte mentionnant un score presque saugrenu, comme pour semer le doute : est-ce que tout cela est bien réel ? Je ne peux toujours pas la regarder sans avoir à la fois un sourire béat et l'impression d'être devant une parodie, une blague potache, une une créée avec Photoshop par un type sur internet pour s'amuser. On peut parier que rien n'égalera jamais, pour nous autres supporters parisiens, la magie de cette année 2025, l'année d'une consécration inattendue et pourtant indiscutable, l’année où l’on s’est dit que garder l’étincelle après toutes ces crises d’automne et toutes ces peines de printemps avait finalement valu le coup, l'année où le club que gamin je rêvais simplement de voir champion de France est devenu roi du monde, l'année où le club se sera enfin bardé de valeurs qu'il avait longtemps cru possible d'ignorer, l'année où les regards condescendants et les éternels sarcasmes des commentateurs ont laissé place à une admiration incrédule et un respect enthousiaste, l'année où les planètes se seront alignées et où le destin, enfin, aura bien voulu nous prendre par la main après nous avoir livré pendant tant d'années à toutes les facéties de son répertoire. Une année miraculeuse. Le seul défaut de cette 2025 finalement, c'est qu'elle ne compte que 365 jours. J'en aurais bien repris au moins 300 de plus, pas vous ? Même les miracles ne peuvent rien face au temps qui passe. L’année miraculeuse dans le rétro, 2026 s'offre bientôt à nous, peut-être pas avec autant de titres (et allez, chiche !), mais j'en suis sûr avec toujours autant d'émotion au stade ou devant nos télés et de passion ici sur CulturePSG. Alors longue vie au PSG et longue vie à CulturePSG (le site des champions de France, d'Europe, et de tous les continents) ! ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() PS: Je ne suis pas vraiment au fait des règles de création de nouveaux topics sur le forum. Je me disais que ça serait sympa d’avoir un topic dédié à cette année 2025, pour que chacun puisse y poster ses impressions générales, ses souvenirs et ses pensées avec un peu de recul. J’invite néanmoins la modération à transférer ce message dans un endroit plus approprié si nécessaire. |
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Aiola Bravo pour le post Julien.
Les émotions du 31 Mai... 30/12/2025 02:52
wakabayashi Quelle année 2025 on a vécu, je pense que 6 mois... 30/12/2025 03:58
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